La peste verte

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Ginette Skandrani, cofondatrice des Verts, s’était affichée aux côtés de négationnistes notoires.

juin 22nd, 2008

Une verte trop brune exclue du parti

Ginette Skandrani, cofondatrice des Verts, s’était affichée aux côtés de négationnistes notoires.

Par Alain AUFFRAY

jeudi 02 juin 2005 (Liberation - 06:00)

après des années de tergiversations, la direction des Verts a décidé, lundi soir, l’exclusion définitive de Ginette Skandrani pour « atteinte à l’image du parti ». Cofondatrice des Verts, en 1984, cette militante d’une soixantaine d’années s’est souvent affichée aux côtés d’antisémites et de négationnistes notoires. A l’occasion de manifestations contre la guerre en Irak du printemps 2003 et, plus récemment, en apportant son soutien à l’humoriste Dieudonné. L’exclusion de cette figure historique mais très marginale du mouvement écologiste avait été réclamée, il y a plus de deux ans par plusieurs élus Verts parisiens. Le conseil statutaire du parti a transmis le dossier à l’instance régionale habilitée à prononcer l’exclusion. Mais l’affaire avait été enterrée. A l’époque, la polémique faisait rage, chez les Verts, entre pro et antisionistes. Ces derniers étant dénoncés par le président du Crif Roger Cukierman, comme militants d’une « alliance brune-verte ».

Dans un climat relativement apaisé, la nouvelle direction des Verts a décidé d’en finir. Et c’est à Patrick Farbiaz, membre du collège exécutif, qu’elle a confié le soin de présenter lundi au conseil d’administration régional un dossier à charge contre Ginette Skandrani. S’il ne lui est pas reproché d’avoir signé des textes antisémites, le parti souligne, entre autres, ses apparitions sur le site négationniste de l’Association des anciens amateurs de récits de guerres et d’holocaustes (Aaargh). Il rappelle également qu’elle fut conseillère de rédaction de la revue tunisienne anti-Ben Ali l’Audace, qui avait manifesté son soutien à l’auteur révisionniste Roger Garaudy. « Même si elle n’écrit pas elle-même, elle apparaît comme la cheville ouvrière d’un groupe de révisionnistes et d’antisémites avérés », souligne Patrick Farbiaz.

« Ecolopacifiste », Skandrani proteste qu’elle n’a « jamais été antisémite », seulement favorable à « un seul Etat démocratique en Israël-Palestine », intitulé de l’association dont elle est membre active. Tout comme Jean Brière, autre membre fondateur des Verts, exclu en décembre 1991, signataire d’un texte sur « le rôle belligène d’Israël et du lobby sioniste dans la guerre du Golfe ».

Source : Liberation.fr

Article signalé par Pierre. Photo France-Echos.

 

 

 

 

 

Albert «Ahmed» Huber est décédé le 15 mai à Muri bei Bern (BE)

juin 18th, 2008

Mardi 27 mai 2008

 


Mort d’un appui présumé d’Al-Qaida


Le soutien présumé d’Al-Qaida Albert «Ahmed» Huber est décédé le 15 mai à Muri bei Bern (BE). Ancien journaliste, il était le seul Suisse figurant sur une liste de l’ONU répertoriant les personnes soupçonnées d’aide au groupe terroriste et aux talibans.

M. Huber est mort à l’âge de 81 ans, a indiqué à l’ATS un membre de sa famille, confirmant une information révélée par la SonntagsZeitung. Suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York, le Bernois avait été dans le collimateur des enquêteurs durant quelques années.

Musulman, il siégeait dans le conseil d’administration de la société financière luganaise Al Taqwa, accusée d’avoir joué un rôle dans le financement des attaques terroristes du World Trade Center. L’enquête menée contre elle a toutefois été levée en mai 2005.

Voici le portrait d’Ahmed Huber que brossait le quotidien Le Monde en date du 4 mai 2002:

«Il fut un temps où Ahmed s’appelait Albert. Fils d’une famille bourgeoise suisse, Albert Huber étudie le droit et rejoint les rangs du Parti socialiste de son pays dans les années 1950. “On m’a dit : camarade Huber, on a besoin de toi comme rédacteur pour notre journal. Tu travailleras auprès du gouvernement et du Parlement.”

En novembre 1959, Albert Huber héberge trois Algériens du FLN, poursuivis par la police pour avoir acheté des armes. “C’était un ordre du parti. Ces trois hommes brillants m’ont éclairé. De leur bouche, j’ai entendu pour la première fois parler des Frères musulmans.” Dès lors, Albert Huber lit, s’instruit, écoute. En 1962, il se convertit au Centre islamique de Genève, créé par Saïd Ramadan, dont le fils Hani a pris la succession.

Le poste d’observation du journaliste Huber, au sommet du pouvoir suisse, est privilégié. Sa conversion intéresse fortement les autorités égyptiennes. Il est invité à l’ambassade, puis au Caire, haut lieu du panarabisme. “J’ai été reçu par Nasser, un homme formidable. Il m’a dit qu’un seul autre pays avait lutté contre nos trois ennemis que sont la décadence occidentale, le marxisme et le judaïsme sioniste : l’Allemagne.” L’Allemagne nazie. C’est alors qu’Albert devient “Ahmed” et que le socialiste se transforme en un militant de synthèse, mélange d’islamisme, de panarabisme et d’antisionisme. “Vous connaissez ce livre ? Il est passionnant”, sourit Ahmed Huber, en brandissant Le Croissant et la croix gammée, de Roger Faligot et Rémi Kauffer, ouvrage consacré aux “secrets de l’alliance entre l’islam et le nazisme de Hitler à nos jours”.

Ahmed Huber ne cache rien de ses opinions : il les étale comme les cartes d’un jeu gagnant. A 74 ans, il jubile et revendique ses accointances sulfureuses, comme celle avec Johannes von Leers, adjoint de ses anciens compagnons le banquier suisse François Genoud, sympathisant nazi ami de l’Egypte et créateur de la Banque commerciale arabe à Lausanne.

Marié à une Egyptienne, père d’un avocat et d’un informaticien ayant combattu les Soviétiques en Afghanistan pendant quelques mois, Ahmed Huber entretient son carnet d’adresses depuis trente ans, dans le monde arabe, en participant à des conférences sur l’islamisme. C’est au cours d’une de ces conférences, organisée en Iran en 1988, qu’il aurait rencontré Youssef Nada. “Il m’a proposé de devenir conseiller d’Al-Taqwa Management. Il avait besoin d’un Suisse, spécialiste des médias, pouvant faire face en cas de problème.”

C’est également à l’occasion de conférences à l’étranger, il y a six ans,qu’Ahmed Huber fait la connaissance de proches d’Oussama Ben Laden. “Deux ou trois fois, la famille Ben Laden a été le sponsor d’Al-Taqwa. C’est normal : il s’agit de la plus grande compagnie de construction du monde musulman. Mais ils se sont désolidarisés d’Oussama.”

Ahmed Huber ne se fait aucun souci pour la suite de l’enquête conduite par les autorités suisses. “Au parquet fédéral, ce sont des gens bien”, dit-il. Ahmed Huber parie sur une issue favorable, jurant qu’aucun lien ne peut être établi entre Al- Taqwa et des organisations terroristes. Heureux de ses effets, Ahmed Huber disserte sur les bons et les mauvais juifs, la disparition “nécessaire” de l’Etat d’Israël et assure que ses idées comptent des partisans dans toutes les sphères de la société suisse. “Bush et ses conseillers sionistes ont commis une grave erreur en s’attaquant aux financiers arabes, liés aux grandes familles d’Arabie saoudite, de Jordanie, du Maroc ou des émirats du Golfe. Ils désavouent ainsi leurs propres alliés. On dirait vraiment un éléphant dans un magasin de porcelaine.”»

Sources: ATS, Le Temps - mardi 27 mai 2008, Le Monde - samedi 4 mai 2002


Boualem Sansal: «L’islamisme aussi est un fascisme»

juin 7th, 2008

Jeudi 13 mars 2008

 


Boualem Sansal: «L’islamisme aussi est un fascisme»


Boualem Sansal ira au Salon du livre de Paris, qui ouvre ses portes aujourd’hui. Malgré la polémique provoquée dans le monde arabe par le choix d’Israël comme invité d’honneur. Et en dépit de l’appel au boycott venant des gouvernements et de quelques intellectuels arabes. «Cette affaire est stupide», coupe l’écrivain algérien qui aime le débat. Et la tribune parisienne ne pouvait pas mieux tomber. Sansal y présentera son livre Le Village de l’Allemand qui raconte la Shoah au public arabe. Malgré le risque d’être poursuivi dans son pays, il foulera les travées du salon.

Pourquoi allez-vous au Salon du livre alors que le monde arabe crie au scandale ?

J’y vais par amour des livres, même si cela risque d’aggraver ma situation en Algérie. Je fais de la littérature, pas la guerre. Si le monde arabe lisait les auteurs juifs, il verrait qu’ils ne sont pas au service du Gouvernement israélien. La plupart sont très critiques. Et puis la littérature n’est pas juive arabe ou américaine, elle raconte des histoires qui s’adressent à tout le monde.

Votre roman raconte l’histoire d’Hans Schiller, ancien officier SS, devenu héros de la guerre d’indépendance de l’Algérie, formateur de l’élite militaire du pays, bâtisseur d’un village exemplaire… Ce nazi a-t-il existé ?

Il a existé. Mon roman colle aussi près que possible au parcours de cet homme, dont j’ai découvert l’existence au début des années 80, dans un village des Hauts-Plateaux algériens. Les gens des environs l’appelaient «le village de l’Allemand». Après la défaite allemande en 1945, il s’était réfugié en Egypte, où il a été récupéré par les Services secrets égyptiens. Plus tard, il a été envoyé par Nasser comme conseiller technique auprès de l’état major de l’Armée de libération algérienne. A l’indépendance, pour des raisons que je ne connais pas, il est allé vivre dans ce village perdu que j’ai nommé Aïn Deb.

Dans votre livre, vous traitez aussi d’un sujet tabou dans le monde arabe: la Shoah.

Le mot tabou ne convient pas. La Shoah est ignorée dans nos pays, purement et simplement, quand elle n’est pas considérée comme une invention des Juifs ou regardée comme un «point de détail de l’histoire», pour reprendre la formule tristement célèbre de Jean-Marie Le Pen.

Le président iranien Ahmadinedjad prétend aussi que l’Holocauste est une invention…

Le président iranien est peut-être le moins critiquable dans la mesure où lui affiche son antisémitisme. Et ses excès décrédibilisent son propre discours. Les plus dangereux sont ceux, comme les Saoudiens et les monarchies du Golfe, qui ne disent rien, mais qui agissent à travers leurs formidables réseaux internationaux de financement et de propagande. Les intellectuels dans le monde musulman doivent se mobiliser et dénoncer le racisme et l’antisémitisme où qu’ils soient, y compris dans leurs rangs. Nous avons été trop absents dans le combat contre ces maladies qui ravagent nos sociétés.

Comment votre livre a-t-il été reçu ?

Mon livre a suscité des réactions très violentes en Algérie notamment. On a considéré que je portais atteinte à la dignité du pays en mêlant un abominable SS, un criminel de guerre, à sa glorieuse lutte de libération. On a aussi ressenti comme une injure le fait que je dénonce le racisme et l’antisémitisme qui sévissent dans beaucoup de pays arabes et musulmans. On a enfin pensé qu’en parlant de la Shoah, je cherchais à minimiser les crimes commis par le colonialisme français en Algérie. Bref, on m’accuse de tout, au lieu de réfléchir aux questions que soulèvent mon livre.

Et personne ne vous soutient ?

Je ne me sens pas si seul. Il y a des intellectuels qui travaillent sur ces questions, chacun à sa manière. Un Abdelwahab Meddeb, un MaleK Chebel, un Mohamed Arkoun ou un Youssef Seddik oeuvrent à la promotion d’un islam généreux, tolérant, ouvert. C’est la meilleure façon de barrer la route au racisme et à l’antisémitisme que des gens diaboliques, tels ceux qui gouvernent le monde arabe et les islamistes, propagent.

Deux thèmes constituent le coeur de votre réflexion; nazisme et fanatisme islamique. En quoi sont-ils liés ?

Tous les fascismes se ressemblent. L’habit peut changer, le nom aussi, le fond reste le même. L’islamisme est un fascisme, totalitaire, belliqueux, sectaire, tout comme l’a été le nazisme. Si différence il y a, elle est dans les moyens, le nazisme avait sous la main la formidable puissance militaire et industrielle de l’Allemagne, alors que pour le moment l’islamisme en est au stade artisanal. Dès 1933, Hitler avait décelé la proximité entre son idéologie et celle des islamistes. Il a pris contact avec eux dans tous les pays musulmans où l’islamisme commençait à émerger, comme rejet de l’Occident mais aussi comme moyen de mobiliser les peuples contre le colonialisme français et anglais.

Et Hitler a su exploiter ce mouvement de rejet ?

Il a établi des liens très étroits avec notamment Hadj Amine Al Husseini, grand mufti de Jérusalem, Hassan el Banna, le fondateur des Frères musulmans en Egypte, et en Europe avec un certain Alya Izetbegovic qui allait 50 années plus tard devenir le premier président de la Bosnie-Herzégovine. Hitler a pu, grâce à eux, lever des troupes dans tous les pays musulmans, elles se sont battues avec les troupes allemandes en Europe ou ont mené des actions de guérilla dans leurs pays contre les armées coloniales. Dans les milieux islamistes, on a gardé une très grande sympathie pour l’hitlérisme. Par certains côtés, il les inspire encore. Certains en sont réellement très imprégnés et rêvent de pouvoir reprendre et continuer l’oeuvre d’Hitler, notamment l’extermination des Juifs. C’est le rêve d’Ahmadinedjad et de Ben Laden.

Dans votre roman, vous décrivez un imam de banlieue française et vous dites qu’il est pire qu’un SS!

Comme tous les fascismes, l’islamisme recrute parmi les populations en situation de précarité, et abandonnées par l’Etat, les jeunes des banlieues notamment. Il leur promet rien moins que le paradis sur terre et dans l’au-delà. Il ne faut pas se leurrer, les recruteurs ne sont pas des illuminés, ce sont des spécialistes, en mission commandée. Certains sont de grands intellectuels, invités réguliers des plateaux de télévision européens. L’Arabie saoudite est connue pour avoir lancé dès sa constitution un vaste programme de conversion au wahhabisme et pour avoir généreusement financé les partis religieux et les groupes armés qui acceptaient d’oeuvrer sous sa bannière. Les banlieues ont été pour eux des réservoirs de recrutement où ils pouvaient puiser sans difficulté.

Avec le djihad en point de mire…

Le djihad ne date pas du 11 septembre. C’est la première fois qu’il frappait le territoire américain. Sur le plan idéologique le djihad vient de loin. Depuis la Reconquista de l’Espagne par Isabelle la Catholique et les Croisades. Au cours du temps, il a pris diverses formes, les unes pacifiques, les autres guerrières. Ben Laden est un maillon d’une longue chaîne. Il y en aura d’autres, jusqu’à ce que les théologiens musulmans se décident à entreprendre ce nécessaire travail d’exégèse pour réconcilier l’islam et la modernité. Il y en aura tant que la démocratie ne sera pas installée dans les pays arabes et musulmans. Fragilisée par quarante années de dictature et de corruption, l’Algérie est tombée dès le début des années 80 comme un fruit mûr entre les mains des islamistes téléguidés par l’Arabie saoudite et l’Iran. Ils voulaient en faire une tête de pont pour étendre leur djihad au Maghreb, au Sahel et le porter en Europe où vit une importante communauté musulmane dont les conditions de vie et d’intégration sont loin d’être dignes.

Comment expliquer que l’Algérie qui ramasse des milliards de dollars grâce au pétrole produit tant de pauvres qui sont ensuite recrutés par les fous d’Allah…

Aujourd’hui, l’argent du pétrole coule à flots en Algérie mais il ne profite qu’aux oligarques et aux islamistes. Le peuple s’enfonce dans la misère. Elle n’a jamais été si grande alors que le pays est de plus en plus riche, jusqu’à l’indécence. Bouteflika est un autocrate de la pire espèce, il a une très lourde responsabilité dans cette évolution. C’est pourtant lui que les grandes démocraties occidentales soutiennent et à leur tête la France de Sarkozy. Une grande partie de la population a perdu tout espoir de voir un jour sa situation s’améliorer. L’émigration est le seul rêve qui reste aux jeunes. Apparemment, la fermeture des frontières européennes ne semble pas les dissuader. Ils préfèrent la clandestinité et le chômage en Europe aux promesses en sucre de Bouteflika et de ses porte-voix.

Etes-vous entendu en Algérie ?

Depuis la publication de «Poste restante Alger», mes livres sont interdits en Algérie. On me critique, on m’invective, on me menace mais pour le moment, ça ne va pas plus loin. Donc je continue à vivre en Algérie. Je pense souvent à l’exil mais où, chez Bush, chez Sarkozy? Remplacer un malheur par un autre n’est pas ce qu’on peut appeler une bonne décision. Pour le moment, je n’ai pas d’autre projet que celui de tenter, avec des amis, de nous opposer au viol de la Constitution par Bouteflika et au renouvellement de son mandat.

Vous êtes aussi très critique au sujet du monde arabe.

Le monde arabo-musulman a beaucoup de mal à entrer dans la modernité, pris en tenailles qu’il est entre la dictature militaro-policière et l’islamisme. Le chemin du renouveau sera long, difficile et plein de violence. Il lui faudra entreprendre et réussir ce que l’Occident a entrepris et réussi durant ce qu’on a appelé le siècle des Lumières. Je suis assez pessimiste sur notre capacité à entreprendre cette révolution. Brimée, menacée par les uns et les autres, notre élite intellectuelle s’est dispersée dans le monde. Or elle est le moteur de la révolution que nous appelons de nos voeux. Sans cette révolution, l’avenir sera comme le passé, en plus triste car déjà vu, ce qui pose la terrible question: à quoi sert de vivre si c’est pour rester au même point.

Boualem Sansal, Le Village de l’Allemand ou Le Journal des frères Schiller, Gallimard

Sources: La Liberté, Le Courrier - jeudi 13 mars 2008


NATIONALISME ARABE, ISLAMISME ET LES NAZIS

juin 7th, 2008

NATIONALISME ARABE, ISLAMISME ET LES NAZIS

Par Albert Soued, écrivain www.chez.com/soued /conf.htm –le 9 avril 2003

On peut discerner une continuité entre l’idéologie nationale-socialiste et les activismes nationaliste arabe et islamiste. Le point de départ se situe dans les années 1920/30, pendant lesquelles le nationalisme arabe moderne prend son essor en s’inspirant des totalitarismes européens. Pendant la période qui suit la 1ère guerre mondiale, plusieurs facteurs peuvent expliquer ces affinités perverses: chute et disparition de l’empire ottoman, la “Sublime Porte” étant supposée représenter le califat de l’Islam et Istanboul, le centre de la nation musulmane; alliance de “cette nation” avec l’Allemagne lors de la 1ère guerre mondiale et pas d’occupation de terre musulmane par l’Allemagne; animosité des pays arabes vis à vis de la tutelle de l’Angleterre et de la France après l’effondrement de l’empire ottoman; apparition du nationalisme juif et haut niveau de développement des implantations juives en Palestine.

Nationalisme arabe et national-socialisme des années 1930

Préoccupée par ses problèmes internes dus à la défaite et à la crise économique en cours, l’Allemagne des années 1930 ne porte qu’un intérêt limité aux questions du Proche-Orient, et laisse les mains libres à l’Italie dans cette région, conformément aux discussions secrètes qui ont accompagné la signature du Traité de l’Axe (24 octobre 1936). Dans les mois qui ont suivi, l’Italie adopta la cause arabe et, le 18 mars 1937, Mussolini reçut à Tripoli l’”Epée de l’Islam” (sayf al islam) et condamna l’impérialisme britannique et les implantations juives de Palestine. Un programme de propagande radiophonique antibritannique à l’usage du monde arabe fut émis à partir de Bari. Et au Yémen, l’Italie soutint Yahia, l’imam du Yémen tout en critiquant la politique des Anglais à Aden. Le mouvement nationaliste et paramilitaire égyptien “misr al fatat” (jeune Egypte) commença par s’inspirer des mouvements de jeunes de Mussolini. Toutefois, l’Italie ne réussit jamais à séduire les Arabes qui la suspectèrent de vouloir remplacer les Anglais et les Français dans la région, notamment après ses exactions en Libye.

L’Allemagne et le national-socialisme furent plus populaires. Dès l’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933, des messages de félicitation lui parvinrent des pays arabes. Les Frères Musulmans, en particulier, cherchèrent à l’islamiser; on lui trouva des origines arabo-musulmanes, comme pour Jorg Haider aujourd’hui. Il fut rebaptisé Abou Ali - Mohammed Haidar (le Brave) en Egypte et ses sympathisants firent régulièrement un pèlerinage à Tanta, dans le delta du Nil, pour aller se recueillir dans la maison où serait née la mère du dictateur allemand. Mussolini était considéré comme un vrai musulman et il fut affublé du nom de Moses Nili (Moïse du Nil).

En Syrie, Anton Sa’ada créa le “Parti Social-Nationaliste”, fidèle copie de son modèle nazi, se proclamant le Führer de la nation syrienne. Il voyait dans le peuple syrien le véritable peuple supérieur .

En Egypte, Ahmed Hussein fonda en octobre 1933 “Misr Al-Fatat” (Jeune Egypte), mouvement d’abord calqué sur les jeunesses de Mussolini, puis sur le mouvement nazi “Jung Deutschland”. Comme leurs homologues allemands, les militants saluaient le bras tendu, réunissaient des meetings de masse, organisaient des processions avec des torches… Les slogans en usage étaient : “un peuple, un parti, un chef”, “l’Egypte par dessus tout”. Il fallait libérer l’Egypte du joug britannique, récupérer le Soudan et unifier le monde arabe. Leurs milices, les “chemises vertes”, inspirées par les “chemises brunes” S.A., cherchaient à intimider les juifs Egyptiens, boycottaient leurs boutiques ou les attaquaient physiquement.

En 1928, admirateur d’Hitler et de Mussolini, Hassan el Banna fonda le groupe socio-religieux des “Frères Musulmans” sur la base de la doctrine suivante “l’Islam est dogme et culte, patrie et nationalité, religion et Etat, spiritualité et action, Coran et sabre”.

Ce groupe réunit rapidement plus de deux millions de membres. Pendant la guerre, certains de ses membres s’enrôlèrent comme espions dans l’Afrika Korps de Rommel. Un jeune lieutenant, Anouar-El-Sadate, fut capturé et emprisonné dans ces circonstances. Un autre membre eut plus de chance et traversa la guerre sans encombre; il s’appelait Gamal Abdel Nasser.

En Palestine, la politique britannique scandalisa les Arabes et les rapprocha des nazis. Prévoyant le partage du pays en trois zones (arabe, juive, britannique), le rapport Peel fut généralement considéré comme inacceptable. Le 1er juin 1937, un télégramme allemand issu du ministre des Affaires Etrangères, à destination des diplomates allemands de la région, condamna le projet : “l’Allemagne ne soutiendrait jamais la création d’un Etat juif dans la région (…). Il servirait à doter le judaïsme international – comme dans le cas de l’Etat du Vatican et du catholicisme – d’une base de pouvoir sanctionnée par le droit international”. Ce dernier point était la reprise d’une idée inscrite dans Mein Kampf. Le Moufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini (voir ci-dessous), rencontra le Consul général allemand le 15 juillet 1937 pour demander à l’Allemagne qu’elle annonce cette position dans sa diplomatie officielle. Le 17 juillet 1937, Hikmet Souleiman, Ministre des Affaires Etrangères irakien, demanda lui aussi le soutien allemand lors de la discussion du rapport Peel à la Société des Nations. Mais les Allemands furent réticents et un mémoire rédigé par le baron diplomate von Weizsäcker conseilla de ne pas donner suite aux réclamations arabes afin de ne pas froisser l’Angleterre – qu’Hitler voulait encore ménager.

D’autres pays étaient favorables aux Allemands. De 1913 à 1924, un obscur chef de tribu du centre de l’Arabie, le Najd, a lancé ses troupes, à la conquête de la péninsule arabique, devenant le roi Ibn al Saoud, avec l’assentiment des anglais (le colonel Lawrence) qui voulaient contrôler le pétrole de la péninsule. Pour cela ils ont créé une douzaine d’états arabes concurrents. Mais cette initiative se faisait au détriment du roi légitime du Hedjaz Hachémite qui reçut en consolation la Transjordanie et l’Irak. Le roi Ibn al Saoud n’était pas heureux de la cession du port d’Aqaba à la Transjordanie que les Anglais occupaient alors.

Le rapprochement avec les Allemands se fit après le rapport Peel. En novembre 1937, le secrétaire du roi sollicita l’établissement de relations diplomatiques auprès de l’ambassadeur allemand en Irak, Fritz Grobba; celui-ci fut accrédité en septembre 1938 auprès de la cour saoudienne. L’Arabie Saoudite demanda à l’Allemagne de l’aider à acquérir une indépendance totale. Elle demanda discrètement son soutien au Reich, son amitié et des armes en échange d’une neutralité bienveillante en cas de guerre.

Comme on le voit, les années 1930 sont marquées par l’émergence d’une collusion objective entre le monde arabe et l’Allemagne, même si cette dernière répugne à profiter de la situation par souci de ménager l’Angleterre. La volonté de revanche après la chute de l’empire ottoman, l’ampleur du sentiment pro-allemand et la haine du nationalisme juif en Palestine marquèrent d’une façon décisive les débuts du nationalisme arabe moderne.

Les alliances objectives de la seconde guerre mondiale.

La guerre approchant, l’Allemagne céda aux demandes saoudiennes. En juin 1939, Hitler et Ribbentrop assurèrent l’ambassadeur extraordinaire saoudien de leur soutien. Un crédit de six millions de Reichsmark fut attribué au gouvernement saoudien pour lui permettre d’acquérir une petite usine de munitions, de la DCA, des chars légers et 4000 fusils. Mais le programme fut annulé avec la guerre, et l’Arabie Saoudite rompit ses relations diplomatiques avec Berlin, sous la pression de l’Angleterre.

L’Irak fut également soumis aux mêmes pressions, et y céda d’autant plus facilement que le ministre des Affaires Etrangères, Nouri-Al-Said, était pro-britannique. Mais le Président du Conseil, Rashid Ali Al Gaylani, était favorable à l’Axe. Par l’entremise de son ministre de la justice, il entra en pourparlers avec l’Allemagne afin de s’assurer que l’Italie ne ferait pas d’autres conquêtes aux détriments des Alliés. Mais les Allemands ne veulaient pas contrarier le Duce et demeuraient neutres. Al Gaylani est chassé de son poste le 31 janvier 1941. Les premières victoires de l’Axe renforcent le sentiment pro-allemand et le 1er avril 1941 un coup d’Etat, fomenté par un groupe d’officiers nationalistes appelé le “carré d’or” et incité par Haj Amin al Husseini, détrône le régent pro-anglais Abdullah et remet Al Gaylani au pouvoir (oncle et père adoptif de Saddam Husssein, Khayrallah Toufah a participé au coup d’état). Les Anglais envahissent aussitôt l’Irak mais se heurtent à une vive résistance. Al Gaylani est soutenu par l’Amiral Darlan, homme fort du régime de Vichy, qui lui fournit quelques armes à partir de la Syrie sous mandat français. L’Italie envoie quelques escadrilles, tout comme l’Allemagne, mais pour cette dernière, il s’agissait surtout d’une opération de diversion. Hitler avait l’intention de conquérir cette région, mais seulement après l’achèvement de l’opération Barberousse contre l’Union Soviétique. Le régime Irakien ne put résister aux bataillons anglais déployés à partir de l’Inde, et le 29 mai Badgad fut capturée. Al Gaylani s’enfuit alors en Perse.

En Syrie, les Forces Françaises Libres et les Anglais parvinrent à chasser les troupes de Vichy. Mais il ne faut pas perdre de vue que pendant les 18 mois d’occupation vichyste, les Allemands avaient construit 3 terrains d’aviation en prévision d’une future bataille qui devait prendre en tenailles le canal de Suez par le Nord (Canaris ) et par l’Ouest (Rommel): à Damas, à Palmyre, et à Rayan au Liban. Par ailleurs le grec orthodoxe Michel Aflak, diplômé d’histoire à la Sorbonne, forme en 1941le “Comité Syrien d’aide à l’Irak libéré”, noyau du futur parti “Baath”, celui de la résurrection arabe qui luttera contre la présence française sur le sol arabe. Ce groupe d’intellectuels socialisants et nationalistes, comprenant notamment le sunnite Salah’edine el Bitar, ont jeté les bases du “Croissant fertile”. Cette entité devait regrouper l’Irak, la Syrie-Liban et la Palestine en vue de former ultérieurement une seule nation arabe et laïque, du Golfe persique jusqu’à l’Atlantique. Les idéaux de ce nouveau parti qui sera officiellement créé deux ans plus tard s’inspirent à la fois du socialisme de Marx et du nationalisme d’Hitler et ils ont fortement influencé le Nassérisme. À sa naissance, le Baath a été aidé financièrement par le moufti Haj Amin al Husseini. Il crée des sections régionales en Transjordanie (1948), au Liban (1949), puis en Irak (1951). En 1953,le Baath fusionne avec le Parti socialiste arabe de Akram Hourani et prend le nom de Baath arabe et socialiste. Son mot d’ordre devient: “unité, libération, socialisme” et il recrute auprès des élites intellectuelles frustrées d’emplois à leur niveau et auprès des militaires humiliés par les défaites successives face à Israël.

Actif sur les scènes politiques syrienne et irakienne, le Baath semble concrétiser ses objectifs quand l’Egypte et la Syrie s’unissent, en 1958, sous le nom de République Arabe Unie. Pourtant, les membres du parti sont marginalisés au sein du pouvoir. Les masses, elles, se laissent séduire par le charisme de Gamal Abdel-Nasser. Le Baath n’a aucun tribun de la taille du président égyptien et il est obligé de noyauter les appareils de l’Etat. Le parti Baath prendra pourtant le pouvoir en Syrie dès 1953 puis en 1963 et en Irak en 1958 par un coup d’état militaire de Kassem. Depuis ces dates, le Baath a été le moteur du pouvoir dans ces deux pays devenus des dictatures sanguinaires et inflexibles, dirigées respectivement par les dynasties minoritaires des alaouites al Assad à Damas et des sunnites Hussein de Tikrit, à Bagdad.

Ce fut ensuite au tour de la Perse de tomber. Les Britanniques adressèrent au Shah Reza Pahlevi, qui avait déclaré la neutralité de son pays, un ultimatum lui enjoignant de livrer les navires et officiels de l’Axe se trouvant sur son territoire. Devant son refus, ils envahirent la Perse avec les Soviétiques, et le 17 septembre, les armées alliées entrèrent à Téhéran. Le Shah abdiqua en faveur de son fils et la résistance prit fin.

La Turquie flirta avec le 3ème Reich, en signant en mai 1941 un accord commercial et en juin 1941 un pacte d’amitié; mais elle a gardé in fine une certaine neutralité qui lui a évité le renouvellement des déboires de la 1ère guerre mondiale. Pourtant Hitler lui avait offert de nombreux territoires (Syrie, Kurdistan…) contre son engagement formel à ses côtés.

De même, le 3ème Reich a facilement infiltré les partis nationalistes d’Afrique du Nord sous le régime de Vichy (1)

L’action du Moufti de Jérusalem, berceau de l’Islamisme

Le Moufti de Jérusalem, Haj Amin El Husseini, a eu une influence décisive dans l’infléchissement idéologique de l’Islam. Né en 1893 dans une riche et influente famille de Judée, il servit dans l’armée ottomane lors de la 1ère guerre mondiale. Il était réputé comme violent et fanatique. Il fomenta des troubles en Palestine après les accords Sykes Picot prévoyant un foyer juif. Il est condamné par les anglais à dix ans de travaux forcés; mais il réussit à s’enfuir en Syrie. Cherchant à “apaiser” le climat politique, le nouveau gouverneur anglais (et juif) de la Palestine des années 1920, Herbert Samuel gracie Haj Amin al Husseini. Il le nomme même “Grand Moufti à vie” (ce qui était une innovation peu appréciée par les Arabes), puis Président du conseil suprême des communautés musulmanes. Ces deux titres lui confèrent en fait à la fois le pouvoir religieux et politique, sans qu’il en eut les compétences. En effet, sa formation à l’université d’al Azhar du Caire ne dura que quelques mois et il n’y put obtenir aucun diplôme. Et il ne devait ses nominations qu’à la situation privilégiée de sa famille à Jérusalem. Tout en affirmant qu’il cherchait à affermir l’ordre, il fomenta de meurtrières émeutes antisémites en 1929 (Hébron) et en 1936/39 (Jaffa), après avoir créé des milices armées.

A la suite du rapport Peel, il rencontra le 15 juillet 1937 le Consul Général allemand à Jérusalem pour demander que le Reich déclare publiquement son opposition à ce rapport. L’Allemagne ne réagissant pas, préférant laisser toute liberté aux Anglais, puis aux Italiens après le début de la guerre. En 1940, le Moufti demande aux puissances de l’Axe de reconnaître le droit arabe sur toute la Palestine et de trouver une solution aux “éléments Juifs” qui s’y trouvent, selon la même ligne que celle adoptée pour résoudre la question juive en Europe. Le 20 janvier 1941, il écrit une lettre personnelle à Hitler pour lui annoncer que le monde arabe pouvait commencer la guerre contre l’Angleterre à condition d’avoir certaines garanties et une aide économique et militaire. Le 6 avril, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Weizsäcker, écrivit que les Allemands aideraient financièrement et militairement les Arabes s’ils se dressaient contre l’Angleterre et si l’on trouvait une route sûre pour acheminer le ravitaillement.

Après l’échec d’Irak et la victoire alliée de 1942 à El Alamein, il devenait évident que le projet serait difficile à réaliser. Le Moufti se réfugie alors à Berlin où il s’autoproclame “premier ministre” d’un gouvernement panarabe dont le ministre des affaires étrangères était le chef irakien exilé, Al Gaylani, et le ministre de la guerre, Fawzi El Kaujki. Il était payé l’équivalent de $10.000 par mois, sur des fonds secrets de la SS provenant de la confiscation des biens des juifs. Par de nombreuses émissions de radio, le Moufti tente de galvaniser ses nombreux disciples, en leur demandant de ne pas perdre espoir en dépit de l’échec de Rommel à El Alamein. Rappelons que par sa victoire sur Rommel en octobre 1942, Montgomery avait sauvé de la mort les Juifs du Moyen Orient.

“Levez-vous, ô fils d’Arabie, combattez pour vos droits sacrés ! Massacrez les Juifs partout où vous les trouvez; leur sang répandu plaît à Allah, notre histoire et notre religion. Cela sauvera notre honneur”. Par ces appels au crime, Husseini tente de provoquer une rébellion généralisée dans le monde arabe. Un commando germano-arabe est parachuté en Palestine fin 1944, ayant comme objectif d’empoisonner des puits de Tel Aviv, mais sans succès.

Le Moufti a eu aussi une certaine influence dans la réalisation du génocide juif. Il a visité avec son fidèle ami Adolf Eichmann les chambres à gaz d’Auschwitz. Fin 1942, Eichmann ordonna que 10.000 enfants juifs soient envoyés de Pologne à Theresienstadt. La Croix Rouge offrit de les échanger contre des civils allemands. Husseini eut vent de ce projet et protesta auprès de Himmler, l’avertissant que les jeunes Juifs d’aujourd’hui pouvaient devenir de grands gaillards assoiffés de vengeance. L’échange fut annulé. Il fit échouer par ailleurs toute tentative de compromis relatif au sort des juifs de Hongrie à la fin de la guerre. Il organisa aussi pour Himmler des milices bosniaques musulmanes et SS, qui eurent un succès mitigé contre les Serbes infidèles. Dans ses Mémoires, il rapporte un entretien avec Hitler, révélant ses objectifs : “la condition fondamentale que nous avions posée aux Allemands pour notre coopération était d’avoir les mains libres dans l’éradication de tous les Juifs, jusqu’au dernier, dans la Palestine et le Monde Arabe. J’ai demandé à Hitler (allusion à la rencontre du 28 novembre 1941) qu’il me donne son engagement explicite pour nous permettre de résoudre le problème juif d’une façon conforme à nos aspirations nationales et raciales et correspondant aux méthodes scientifiques inventées par l’Allemagne dans son traitement des juifs. J’eus la réponse suivante : “les Juifs sont à vous”".

Après la guerre, Husseini fut déclaré criminel de guerre. Après un bref passage en France, il se réfugia en Egypte et rejoignit un réseau d’espionnage, de sabotage, et de propagande antisémite dans lequel participait de nombreux nazis. Son influence décrut avec la défaite des armées arabes en 1948, mais il conserva un immense prestige dans le monde arabe, comme en témoignent les manifestations de sympathie à sa mort, en 1974. Lorsque la Yougoslavie demanda son extradition, la Ligue Arabe refusa de le livrer. Évincé comme Moufti de Jérusalem par le roi Abdallah de Jordanie qui avait annexé la Cisjordanie en 1948, Husseini le fait assassiner en 1950, un vendredi à la sortie de la mosquée d’Al Aqsa. Haj Amin Al Husseini est devenu dans le monde arabe le héros de l’Islam conquérant, anti-occidental et anti-juif. Pourtant sa seule contribution positive à l’Islam a été la collecte de fonds pour restaurer le dôme du Rocher et le faire recouvrir d’une pellicule d’or…et la plus négative pour un démocrate a été la pratique constante de la désinformation, devenue l’expression ordinaire de tout pouvoir arabe.

On notera aussi que lors de son exil au Caire dans les années 50, Haj al Amin al Husseini a eu une grande influence idéologique sur deux étudiants, Yasser Arafat ( de son vrai nom Abdel Rahman al Raouf Arafat al Qoud Al Husseini) et Saddam Hussein.

N’oublions pas non plus que les leaders palestiniens Yasser Arafat, président de l’Autorité palestinienne est le petit cousin du Haj et Faiçal Al Husseini, représentant de l’OLP à Jérusalem, mort d’une crise cardiaque au Koweit, est son petit neveu. De même l’actuel Moufti de Jérusalem nommé par Arafat, cheikh Iqrima Sabri fait partie de la famille Husseini.

Rappelons également une des dernières interviews (juin 2001) de Fayçal Husseini avant sa mort: “nous acceptons comme tactique la création de deux états en Palestine, mais notre stratégie à long terme reste la Palestine arabe du Jourdain à la mer”.

Résumé

Dès sa naissance, le nationalisme arabe moderne, a eu des fréquentations troubles. La résistance à l’influence anglaise et au développement du sionisme, considéré comme le nationalisme juif, s’est accompagnée d’une attirance et d’une collaboration effective avec le régime nazi. Le tournant décisif des années 1930 exacerbe ce phénomène. L’action du “Grand” Moufti de Jérusalem est très importante dans la constitution de l’idéologie islamiste moderne, axée à la fois sur la reconstitution de la ouma (nation arabe) par des moyens même violents et sur une recherche identitaire s’inspirant des origines de l’Islam, d’où la haine de l’Occident et d’Israël. L’argent du pétrole a financé pendant deux générations cette haine et sa transformation en dogme de vie.

Nourri de Marx et de Hitler, le Baath (et son succédané, le nassérisme) a été le creuset politique où a sombré une partie du Moyen Orient, l’entraînant dans la régression socio-économique et l’éloignant des réalités du monde moderne. Héros et champion d’un nationalisme arabo-musulman, Haj Amin al Husseini a jeté les bases d’un Islam délinquant et suicidaire (2).

(1) Algérie: CARNA, comité d’action révolutionnaire nord-africain de Yassine Abdel Rahmane, en contact avec le consul allemand Pfeifer.

Maroc: l’Abwehr finance les mouvements nationalistes d’Abdel Khaleq Torrès (Parti national des réformes) et de Brahim el Ouazzani (Istiqlal)

Tunisie: Rudolf Rahn et le commandant Beisner soutiennent le mouvement de jeunesse destourienne de Farid Bourguiba.

Lire à ce sujet “Le croissant et la croix gammée” ou les secrets de l’alliance entre l’Islam et le nazisme d’Hitler à nos jours, de Roger Faligot et Rémi Kaufer aux éd Albin Michel (1990)

(2) Les mouvements islamistes sunnites qui ont vu le jour depuis la fin de la guerre sont nombreux. On citera le GIA en Algérie, Jihad islamique, Gaméa’h Islamyah en Egypte, H’amas, Jihad islamique en Cisjordanie et Gaza, al Qaéda, nébuleuse sans frontière…

Le H’ezbollah du Liban est un mouvement islamiste shii’te affilié à l’Iran et à la Syrie alaouite, faisant partie de la shia’h.

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BOSNIAN MUSLIMS VOLUNTEER EN MASSE INTO NAZI SS

juin 7th, 2008

BOSNIAN MUSLIMS VOLUNTEER EN MASSE
INTO NAZI SS

 


Most of the basic literature, while talking about WWII Independent State of Croatia (ISC), does not fail to mention that entire Bosnia-Herzegovina was part of this Nazi satellite. Whether the source is Jewish written “Encyclopedia of the Holocaust” or recently written book by British schollar Professor Cleve Ponting (”Armageddon“) there is no dispute in the literature about the total count of the population of that country:

Out of total 6.5 to 7 million people of (ISC)
round 3.5 million were Croats
round 2 million were Serbs
Muslims totalled between 700,000 and 750,000
40,000 were Jews, 30,000 Gypsies

It is obvious that Croatian fascists were at enormous task to exterminate almost a third of the population they got to control. This is why they tried hard to atract the Bosnian Muslims to help them. The response was overwhelming…

 


Encyclopedia of the Holocaust, Edition 1990, Volume 2, Pages 706 and 707, entry Husseini, Hajj Amin Al ; The main Hitler’s supporter among Palestinian Arabs…
Quote:
It so happened that Husseini made his contribution to the Axis war effort in his capacity as a Muslim, rather than as an Arab leader, by recruiting and organizing in RECORD TIME, during the spring of 1943, BOSNIAN MUSLIM BATTALIONS in Croatia comprising some TWENTY THOUSAND MEN. These MUSLIM VOLUNTEER units, called Hanjar (Sword), were put in WAFFEN-SS fought Yugoslav partisans in Bosnia, and carried out police and security duties in Hungary. THEY PARTICIPATED IN THE MASSACRE OF CIVILIANS IN BOSNIA and VOLUNTEERED TO JOIN IN THE HUNT FOR JEWS IN CROATIA… The Germans made a point of publicizing the fact that Husseini had flown from Berlin to Sarajevo for the sole purpose of giving his blessing to the Muslim army and inspecting its arms and training exercises.
(End quote).

A photograph, on page 704, shows al-Husseini inspecting Muslim troops in Bosnia and saluting them fascist way. The same photograph appears in “The Marshall Cavendish Illustrated Encyclopedia of WWII”.

TWENTY THOUSAND (20,000) Muslim volunteers for the Nazi SS - out of total population of 700,000 - that’s a HUGE response.

 


Time-Life books: “The SS”, Edition 1989

Bosnian Muslims of Hanjar SS division study anti-Semitic literature (page 161).

Muslims are called by Croatian Ustashi to volunteer into Croatian Black Legion SS (page 159).

Many different European nations were called by Himmler to join SS… and many did (Belgians, Danes, Norwegians,… even Russian Cossacks). A photograph on page 160 shows happy SS volunteers from The Hague leaving for a training camp in Germany. Himmler knew he would not get Serbs to volunteer in the SS and they are among rare people not called.

 


“Uniforms, Organizations and History of the Waffen-SS” by R. Bender and Hugh Taylor

The following photograph is on display at the Imperial War Museum in London: Heinrich Himmler inspects the Bosnian Muslim 13th Waffen-SS Division.

 


The Marshal Cavendish Illustrated Encyclopedia of World War II“, Edition 1985, Vol. 10, page 2824, while talking about different SS divisions says (quote:)
Then there were atempts to exploit nationalist sectarian groups in Yugoslavia, raising anti-Serb forces to fight against Tito’s partisans. This produced the “Handschar” Division: the 13th Waffen Gebirgsdivision der S.S. This was a force of Croatian volunteers, raised in 1943 and originally entitled “Bosnien-Herzegowina”. A Moslem unit, its men wore fez, complete with silver skull-and-crossbones and eagle… When put to work in Yugoslavia it did little damage to Tito’s partisans but showed itself adept in dealing out enthusiastic brutality to Yugoslav civilians. [We know which ones as they were themselves - Muslim and operated in Independent State of Croatia which left Serbs, Jews and Gypsies as the only targets of the brutality]. It was eventually disbanded and reformed as a mountain regiment, retaining the same name.

Even less efective were the Albanian S.S. volunteers, from whom the 21st Waffen Gebirgsdivision “Skanderbeg” was formed in 1944. Its chief problem was desertion, which finally necessitated its disbandment. The same held true for the short-lived “Kama” [dagger], a force of Croatians.
(End quote).

NOTE: Today, it was Imperial America to use ancient method of Divide et Impera … and “to exploit nationalist sectarian groups in Yugoslavia, rising anti-Serb forces” in order to dismantle Yugoslavia and ethnically cleans the Serbian people.

A photograph, on page 1062 (Vol. 4) of the same encyclopedia shows Ustashi SS Black Legion, so much praised by today’s Croatia . The caption underneath the photograph says (quote:)
Young volunteers take the oath of allegiance on joining a Croatian legion of the Waffen S.S. The Signal caption reads: “Young men follow in their father’s footsteps. The independent State of Croatia is allied to the Axis powers. Her youth fights for the future of Europe. The young soldiers of the Croatian divisions, with their country’s coat of arms [Ustashi red and white checkerboard] on their steel helmets, swear allegiance to Adolf Hitler. Their fathers themselves fought, in a spirit of brotherhood, beside the Germans and the Austrians.”
(End quote.)

And how little have changed! Substitute “Axis powers” for “NATO powers” (as those are the newest Croatian-Nazi protectors) and read the above quote once again. Not a word other than those is to be changed!… For the third time in this century Croats are proxies of evil powers to roll over Europe.

 


From our own files:

The Grand Mufti’s last “Sieg Heil!” as he leaves the Muslim SS division he helped be formed.

Would the children of these SS-Muslims be able to finish under Bill Clinton what they could not during Adolf Hitler’s time?

 


Today, Bosnian Muslims revived their SS roots and their SS-Hanjar divisionAnd BRAG ABOUT THEIR NAZI PAST.

 


Where am I? PATH:Book of facts

Arafat’s Nazi Connection

juin 7th, 2008

Arafat’s Nazi Connection

By Hal Lindsey - August 14, 2002

In the modern pantheon of terrorists, no other figure has had the resilience of Yasser Arafat. His anti-Semitic career spans from the 1940s to the present. No other major terrorist has survived this long – much less continued to mastermind increasingly more deadly terrorist attacks – while at the same time become recognized as a world statesman. Even though he is an evil man, his life is the stuff of which legends are made.

Arafat has a long history of cheating death. He has survived assassination plots, an air crash and several bids to unseat him during more than 30 turbulent years of rule.

Arafat’s murderous career actually began in Cairo, the city of his birth. Beginning there as a teenager in the late 1940s, he has ordered the murder of thousands of civilians while waging war against the Jews.

He first came to international prominence after Israel defeated the combined Arab armies during the June 1967 Six Day War. His Fatah terrorist organization led guerrilla attacks against the Israelis from bases in Jordan. He rose to chairman of the Palestine Liberation Organization in 1969.

His first “great escape” came in 1970 when, after Palestinians hijacked three airliners to Jordan, King Hussein ordered his forces to attack Palestinian strongholds. After nearly two weeks of heavy fighting, the PLO withdrew and he left Amman in disguise.

During the decade of the 1970s, Arafat formed a “state within a state” in southern Lebanon. He took advantage of the country’s bitter civil war and set up a network of hardened thugs who bullied the native Lebanese, especially the Christians. His ruthless reign came to a bloody end when Ariel Sharon, then Israel’s Defense Minister, launched an invasion of Lebanon that ended with the siege of Beirut. With Arafat and his military surrounded, the United Nations-led international community once again came to his rescue.

Defiant as ever, he survived numerous attempts by the Israelis to kill him and eventually was allowed to leave Beirut in 1982 with his men under a deal brokered by Washington. Interestingly, during the siege of Beirut, an Israeli sniper actually had Arafat in his sights, but Sharon decided not to have him shot.

Within a year, in the northern Lebanese city of Tripoli, the Palestinians were forced out once more by Syrian forces. Arafat continued to rule in exile from Tunis and survived several attacks launched by Israeli agents who managed to get close enough to assassinate Abu Jihad, his long-serving deputy in 1988.

In 1993, Arafat decided upon a new strategy. He pretended to opt for diplomacy instead of guerrilla warfare. This led to the signing of a peace agreement with Israel at the White House by the year’s end. He was rewarded with a hero’s welcome in Gaza the following year.

Several years later, after being offered an almost unbelievably generous peace deal at Camp David, Arafat revealed his true intentions. He launched the most vicious terrorist campaign to date against Israel as a response. Arafat showed that nothing less than the complete destruction of Israel will satisfy him.

From where did Yasser Arafat get such enduring hatred of Jews? Even more important, where did he get such expertise in killing Jews? Certainly there is an endemic hatred of Jews perpetuated within Islam. But Arafat is a breed apart even among the Islamic radicals.

I believe David Bossie revealed the most important key to understanding Yasser Arafat:

Mr. Arafat’s mentor, Haj Amin Al Husseini, the grand mufti of Jerusalem, indoctrinated him with hatred toward Israel. The grand mufti led Palestinian Arabs from 1920 until Mr. Arafat succeeded him in 1967. The mufti encouraged Arab terrorism against Jewish immigrants to Palestine between the two world wars and, like Mr. Arafat today, the mufti piously disclaimed any responsibility for terrorist acts committed by his followers.

In 1929 and 1936, the mufti personally led large-scale riots against Jewish settlers. During World War II, the mufti journeyed to Nazi Germany where he personally begged Adolph Hitler to invade British-ruled Palestine and rid it of Jews. The mufti received sympathy, but no help, from Hitler. Nevertheless, he broadcast radio tirades approving Hitler’s “final solution” of the Jewish problem.

The mufti barely escaped trial for treason by fleeing to Egypt in 1946. There he made young Yasser Arafat, then living in Cairo, his protégé. The mufti secretly imported a former Nazi commando officer into Egypt to teach Mr. Arafat and other teenage recruits the fine points of guerrilla warfare. Mr. Arafat learned his lessons well – the mufti was so proud of him he even pretended the two of them were blood relations.
(Washington Times, Aug. 9, 2002)

So, it is no wonder that Arafat has been so persistent in his life-long career of killing Jews. For in him, the hatred toward Jews of Adolph Hitler lives again. And the same prince of darkness protects him.

Hal Lindsey is the best-selling author of 20 books, including “Late Great Planet Earth.” He writes this weekly column exclusively for WorldNetDaily and maintains a website where he provides up-to-the-minute analysis of today’s world events in the light of ancient prophecies.

Arafat, the Nazi symphatizer

juin 7th, 2008

Arafat, the Nazi symphatizer

By Joseph Farah, WorldNetDaily, August 14, 2002

Yasser Arafat is a murderer of Christians, Jews, Israelis and Americans - including U.S. diplomats, tourists, innocent women and children. Yasser Arafat is an unrepentant terrorist - the modern-day inventor of Arab terrorism, an inspiration for Osama bin Laden and others. Yasser Arafat is an exploiter of his own people, keeping them in squalor and perpetuating their hatreds while padding his own Swiss bank accounts.

You might think that track record would be enough for Arafat to be targeted for termination or at least relegated to political obscurity once and for all as America and its allies wage an international war against terrorism.

For some reason, it has not been enough. Arafat is continually resurrected politically by Americans, Europeans and Israelis. So let me offer one more bit of Arafat’s sociopathic history for consideration.

Arafat is a Nazi sympathizer.

In an interview last week, published in Al Sharq al Awsat, a London Arabic daily, reprinted in the Palestinian daily Al Quds, Aug. 2, and translated by Palestinian Media Watch, Arafat called the Arab leader and Nazi ally, Hajj Amin al-Husseini, “our hero.” He drew an analogy between himself and al-Husseini who survived as a leader despite world pressure against him because of his Nazi ties.

“We are not Afghanistan,” said Arafat in the interview. “We are a mighty people. Were they able to replace our hero Hajj Amin al-Husseini? There were a number of attempts to get rid of Hajj Amin, whom they considered an ally of the Nazis. But even so, he lived in Cairo, and participated in the 1948 war, and I was one of his troops.”

Arafat seldom tells the truth, but, in this case, his facts are correct. Hajj Amin al-Husseini was the grand mufti of Jerusalem leading up to World War II. He supported the Nazis. He met with Adolph Hitler. He was a strong proponent of the Nazi program for mass murder of the Jews.
In fact, Arafat’s hero became a German agent, and the British tried repeatedly to arrest him as a spy.

Perhaps the mufti’s “greatest achievement” was the recruitment of tens of thousands of Muslims in Bosnia-Herzegovina and Albania to the German SS. His Arab Legions later participated in the massacres of thousands of partisan Serbs, Jews and Gypsies.

On March 1, 1944, Arafat’s hero was in Berlin making a dramatic radio broadcast: “Arabs! Rise as one and fight for your sacred rights. Kill the Jews wherever you find them. This pleases God, history and religion. This saves your honor.”

The Nazi mufti visited numerous death camps and encouraged Hitler to extend the “Final Solution” to the Jews of North Africa and Palestine. In fact, his only condition for recruiting the Arab Legions in the Balkans was a promise from Hitler to wipe out the Jews of the Middle East after the war.

In 1945, Yugoslavia sought to indict the mufti as a war criminal for his role in the massacres. He escaped from French detention in 1946. He then traveled to Egypt where he lived until 1974.

The grand mufti was not just Arafat’s “hero,” as he says. Arafat was, in fact, so close to al-Husseini that the young terrorist called him “uncle.” Arafat’s real name is Rahman Abdul Rauf el-Qudwa al-Husseini, though his actual blood relationship with al-Husseini is in question. His entire career was sponsored by the dreaded Nazi mufti. He was, indeed, Arafat’s mentor, his inspiration for 40 years of terror, murder, hatred and international duplicity.

The world’s people are too forgetful. This history is well-documented. Now Arafat, in his own words, has reminded us once again about the bloody ties between his movement and the Nazi monsters. He even reminds his own people of why the mufti was scandalized. He knows his own people have no ill feelings toward the Nazis. He knows his movement and the Nazis still share a common goal - the death of all Jews. He knows this history can’t haunt him among his constituency.

But why do decent people, freedom-loving people, Christians and Jews, Americans and Europeans, even Israelis, allow Arafat to escape accountability for his words and his deeds?

Let this be Arafat’s final political epitaph: He was a terrorist. He was a murderer. He was a liar. He was pro-Nazi scum.

The Nazi Roots of Modern Radical Islam

juin 7th, 2008

The Nazi Roots of Modern Radical Islam

01/03/2003 6:47:36 AM PST by Conservative News Hound

By Tom Knowlton

The recent “Letter to the American People” allegedly authored by Osama bin Laden is a virtual ideological manifesto for Islamic extremists. It serves to outline the perceived grievances of radical Muslims against Israel and the West.

The letter claims, “It is the Muslims who are the inheritors of Moses,” dating the conflict between Jews and Arabs back to the Biblical conflict between Abraham’s two children: his eldest son, Ishmael (from who Arabs are believed descended), and his younger son, Isaac (from who Jews are believed descended). Some Muslims believe that Isaac usurped Ishmael’s birthright.

Likewise, prominent imams such as Abu Qatada, Omar Muhammad Bakri, and Abu Hamza regularly echo this claim that Arabs and Jews have been bitter enemies from the dawn of time.

However, if one examines the history of the Middle East, there is very little evidence of constant warring and animosity between Jews and Arabs.

In fact, when the city of Jerusalem fell to Christian Crusaders in 1099, the defenders of the holy city had been a combined force of Jews and Muslims. After the Crusaders captured the city, they massacred Muslim and Jewish citizens alike and left the survivors to flee Jerusalem. Not until the Muslim hero Saladin defeated the Crusaders in 1187, did the Jewish population even begin to return to Jerusalem.

Jerusalem’s Jewish community continued to prosper under the Muslim Nahmanides in 1267. But the community’s true renaissance occurred during the 15th and 16th centuries, when a large influx of Jews were welcomed into Jerusalem by the Ottoman Empire after being expelled from Spain.

For four centuries under Ottoman rule, Arab and Jewish neighborhoods peacefully coexisted. After the defeat of the Ottoman Empire in World War I, the region came under British mandate. The early days under the British also saw relatively peaceful coexistence continuing and manifesting itself in the form of Arab and Jewish neighborhoods springing up in the “garden neighborhoods” of Talpiot, Rehavia and Beit Hakerem.

However, after over 700 years of peaceful coexistence, the true start of the Arab-Israeli conflict can be dated to 1920 and the rise of one man, Haj Amin Muhammad Al Husseini, the grand mufti of Jerusalem. As grand mufti, al Husseini presided as the Imam of the Al Aqsa mosque in Jerusalem, the highest Muslim authority in the British mandate.

History shows Al Husseini to be a brutal man with aspirations to rule a pan-Arabic empire in the Middle East. He rose to prominence by actively eliminating those Jews and Arabs he considered a threat to his control of Jerusalem’s Arab population, and he heavily utilized anti-Jewish propaganda to polarize the two communities.

In 1920 and again in 1929, Al Husseini incited anti-Jewish riots by claiming the Jews were plotting to destroy the Al Asqa mosque. The riots resulted in the massacre of hundreds of Jewish civilians and a virtual end to the Jewish presence in Hebron.

The 1936 Arab revolt against the British is believed to have been at least partially funded by Nazi Adolf Eichmann, and Al Husseini again ordered armed Arab militias to massacre Jewish citizens.

When British authorities finally quelled the rebellion in 1939, Al Husseini fled to neighboring Iraq and helped to orchestrate a 1941 anti-British jihad. As in Jerusalem, the British successfully put down the rebellion and Al Husseini fled to Nazi Germany.

Al Husseini found the Nazis to be a strong ideological match with his anti-Jewish brand of Islam, and schemed with Hitler and the Nazi hierarchy to create a pro-Nazi pan-Arabic form of government in the Middle East.

Dr. Serge Trifkovic documents the similarities between Al Husseini’s brand of radical Islam and Nazism in his book The Sword of the Prophet. He noted parallels in both ideologies: anti-Semitism, quest for world dominance, demand for the total subordination of the free will of the individual, belief in the abolishment of the nation-state in favor of a “higher” community (in Islam the umma or community of all believers; in Nazism, the herrenvolk or master race), and belief in undemocratic governance by a “divine” leader (an Islamic caliph, or Nazi führer).

The Nazis provided Al Husseini with luxurious accommodations in Berlin and a monthly stipend in excess of $10,000. In return, he regularly appeared on German radio touting the Jews as the “most fierce enemies of Muslims,” and implored an adoption of the Nazi “final solution” by Arabs. After the Nazi defeat at El Alamein in 1942, Al Husseini broadcast radio messages on Radio Berlin calling for continued Arabic resistance to Allied forces. In time, he came to be known as the “Fuhrer’s Mufti” and the “Arab Fuhrer.”

In March 1944, Al Husseini broadcast a call for a jihad to “kill the Jews wherever you find them. This pleases God, history, and religion.”

On numerous occasions, Al Husseini intervened in the fate of European Jews, most notably blocking Adolph Eichmann’s deal with the Red Cross to exchange Jewish children for German POWs.

Moreover, Al Husseini personally recruited Bosnia Muslims for the German Waffen SS, including the Skanderberg Division from Albania and Hanjer Division from Bosnia. The Hanjer (Saber) Division of the Waffen SS was responsible for the murder of over 90 percent of the Yugoslavian Jewish population.

SS leader Heinrich Himmler was so pleased with Al Husseini’s Muslim Nazis that he established the Dresden-based Mullah Military School for their continued recruitment and training. In 1944, Hanjer commandos parachuted into Tel Aviv and poisoned drinking wells in Jewish communities in an effort to stir up ethnic tensions.

After the fall of Nazi Germany, Al Husseini fled to Cairo, Egypt in 1946 rather than face war crime charges for his actions in Yugoslavia. But he continued his operations.

In the late 1940s and early 1950s, Al Husseini worked closely with a pro-fascist group in Egypt called Young Egypt. In 1952 Gamal Abdul Nasser, a prominent member of Young Egypt, was among military officers who seized control of the Egyptian government from King Fu’ad. Al Husseini is reported to have been responsible for bringing Otto Skorzeny, the Nazi commando once labeled by the OSS as “the most dangerous man in Europe,” into the employ of the Nasser government.

Similarly, Al Husseini had a strong influence over the founding members of both the Iraqi and Syrian Ba’ath party. Strong evidence exists that al Husseini was instrumental in the arranging of Nazi war criminal Alois Brunner’s employment as an advisor to the Syrian general staff.

However, al Husseini’s central role in the creation of the Palestinian Liberation Organization (PLO) in 1964 is perhaps his most indelible mark on the Middle East today.

The radical Imam was the spiritual mentor of the first chairman of the PLO, Ahmed Shukairi, and saw that much of his ideology was instilled in the organization. More importantly, Al Husseini used his extensive connections to recruit financial supporters for the PLO throughout the Arab world.

Almost 30 years after al Husseini’s death in 1974, the Palestinian people still revere him as a hero and embrace his radical theology. The “Arab Fuhrer’s” close Nazi association and virulent anti-Semitism is perhaps the reason that Hitler’s Meinf Kampf is ranked as the sixth all-time bestseller among Palestinian Arabs.

Several of his descendants remain active in Palestinian affairs today.

Al Husseini’s grandson, Faisal Husseini, was part of the PLO since 1964 and served as minister without portfolio in the Palestinian National Authority, with responsibility for Jerusalem until his death in May 2001.

The radical imam’s nephew, Rahman Abdul Rauf el-Qudwa el Husseini, has been a major player in Palestinian terrorism for almost 40 years. He was the guiding force behind the merging of the Fatah faction into the PLO. In 1990, Rahman Abdul Rauf el-Qudwa el Husseini was responsible for the Palestinian community’s support of Iraqi dictator Saddam Hussein’s invasion of Kuwait.

Most Mideast observers today recognize the younger Al Husseini by the secular name he adopted as his own in 1952, Yasser Arafat.

By the late 1980’s many of the PLO’s radical Muslim financiers had become disillusioned with the increasingly secular nature of the Palestinian movement. Yasser Arafat’s support of Saddam Hussein in the early 1990s strongly angered and prompted many of these extremists in the Persian Gulf states to reduce or all together withdraw their financial backing of the PLO.

An astute emerging Sunni terrorist, Osama bin Laden, capitalized upon Arafat’s political misstep and transformed his al Qaeda organization into the prime recipient of financial support from Sunni Muslim radicals. That funding has enabled bin Laden to wage terrorist attacks on western and Israeli interests for over a decade. His most recent “Letter to the American People” echoed al Husseini’s propaganda claim that “the Israelis are planning to destroy the Al Aqsa mosque.”

The is little doubt that throughout history the Arabs and Jews have encountered the kind of friction that comes from any two distinct religious or ethnic groups sharing the same geography. However, that history has largely been one of relatively peaceful coexistence.

The divergence from that pattern occurs in 1920 with the rise of a virulent anti-Semitic mufti of Jerusalem whose ideology embodied more similarities to that of Nazi Germany than to the historical Islam of Saladin or the Ottoman Turks.

The wave of extremist Islam that has plagued the world in the latter days of the 20th century and into the opening days of the 21st, has little to do with ancient history or Islam. The cause lays largely at the feet of Haj Amin Muhammad Al Husseini, who utilized murder and anti-Semitism to consolidate his power over his fellow Arabs and further his personal quest to be caliph of the pan-Arab world.

 







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