La peste verte

La peste verte
Just another Blogvie.com weblog

La carte de “Palestine” d’Air Canada sera corrigée, promet une responsable

juin 21st, 2008

La carte de “Palestine” d’Air Canada sera corrigée, promet une responsable

Comme quoi les protestations aboutissent parfois… On nous permettra, toutefois, de ne pas croire à l’allégation d’erreur. Voir, ci-après, ce que j’écris à propos de cet argument risible. (Menahem Macina).

Imprimer    Envoyer à un ami 

15/06/08

Le Blogue Terre d’Israël, avait repris ma protestation mise en ligne sur le présent site, sous le titre : “Honte à Air-Canada, qui a déjà effacé Israël de la carte : Cela plaira à M. Ahmadinedjad“, dans laquelle je dénonçais le fait que la carte du Moyen-Orient, diffusée par Air-Canada, ne comportait que des noms de villes arabes ou palestiniennes, sans Tel Aviv, ni Jérusalem. Je l’avais reproduite avec une mise en garde de notre cru à cette Compagnie aérienne.

Comme le blogue Terre d’Israël n’indiquait pas le lien à notre site, c’est à Terre d’Israël qu’Air-Canada a répondu. Ci-après le texte de cette réponse.

Ceci dit, autant j’apprécie la décision prise par Air-Canada, autant je goûte peu l’hypocrisie mensongère de l’argument suivant :

« Il était clairement dans notre intention de faire concorder l’itinéraire en temps réel avec le plan de notre réseau publié dans enRoute, notre magazine de bord, qui comprend toutes les destinations d’Air Canada, y compris Tel-Aviv. »

J’ignorais qu’Air-Canada desservait Ajloun (Jordanie) et Gaza - qui n’ont, d’ailleurs, ni l’une ni l’autre, d’aérodrome digne de ce nom ! (Pour Pétra, je ne sais pas…)

 

Menahem Macina

——————————— 

Monsieur

Je suis responsable des systèmes de divertissements à bord qu’offre Air Canada et qui comprend l’acquisition du matériel audio et vidéo, les logiciels comme l’itinéraire en temps réel que vous consultez dans votre courrier électronique, et la publication du magazine de bord, EnRoute.

Je vous remercie de nous avoir signalé l’omission de Tel-Aviv sur notre itinéraire en temps réel et vous assure que votre préoccupation a reçu une attention immédiate.
En raison d’une erreur de la part du fournisseur de l’itinéraire en temps réel, Tel-Aviv a malheureusement été omise par mégarde. Il était clairement dans notre intention de faire concorder l’itinéraire en temps réel avec le plan de notre réseau publié dans enRoute, notre magazine de bord, qui comprend toutes les destinations d’Air Canada, y compris Tel-Aviv.

L’omission de Tel-Aviv et d’autres points en Israël sur l’itinéraire en temps réel ne doit pas être interprétée autrement que comme une erreur technique embarrassante de la part de notre fournisseur.

Soyez assuré que le fournisseur de ce système de carte électronique a rapidement été informé de l’omission et qu’il a présenté ses excuses. La création d’une carte révisée pour Air Canada a été entamée, et elle inclura Tel-Aviv. En attendant, nous retirons l’itinéraire en temps réel du circuit de divertissement.

Je regrette sincèrement cette erreur.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Louise McKenven

Première directrice – Conception des produits

Air Canada

Mis en ligne le 15 juin 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

Europe ou Eurabia

juin 7th, 2008

Europe ou Eurabia?

par Daniel Pipes
The Australian
15 avril 2008
http://fr.danielpipes.org/article/5542

Version originale anglaise: Europe or Eurabia?
Adaptation française: Alain Jean-Mairet

L’avenir de l’Europe est en jeu. Deviendra-t-elle une «Eurabia», une partie du monde musulman? Restera-t-elle l’unité culturelle qu’elle a été au cours du dernier millénaire? Ou assisterons-nous à une synthèse créative de deux civilisations?

La réponse a cette question est d’une importance majeure. L’Europe ne constitue guère que 7% des terres émergées mais pendant 500 ans, de 1450 à 1950, avec des hauts et des bas, elle a été le moteur de l’évolution du monde. La forme que revêtira son évolution future influencera l’humanité entière, et tout particulièrement les pays qui lui sont affiliés, tels que l’Australie, qui continue d’entretenir des liens étroits et importants avec le vieux continent.

Je distingue trois voies possibles pour l’Europe: la domination musulmane, le rejet des Musulmans ou l’intégration harmonieuse.

(1) La domination musulmane paraît inévitable à certains analystes. Oriana Fallaci trouvait que «l’Europe se transforme toujours davantage en une province de l’Islam, une colonie de l’Islam». Mark Steyn avance que la majeure partie du monde occidental «ne survivra pas au XXIe siècle et une grande partie, dont la plupart sinon la totalité des pays européens, disparaîtra pendant notre génération». Ces auteurs mettent l’accent sur trois facteurs conduisant à l’islamisation de l’Europe: la foi, la démographie et le patrimoine culturel.

La laïcité prédominante en Europe, notamment au sein des élites, produit un certain éloignement de la tradition chrétienne, une désertion des bancs d’église et une fascination envers l’Islam. À l’opposé, les Musulmans affichent une grande ferveur religieuse qui se traduit par des sentiments djihadistes, un certain suprématisme envers les non-Musulmans et un espoir de voir l’Europe se convertir à l’Islam.

Le contraste en matière de foi a également des effets démographiques: les Chrétiens ont en moyenne 1,4 enfant par femme, soit un tiers de moins que le nombre nécessaire au maintien de leur population, tandis que les Musulmans profitent de taux de fertilité très supérieurs, bien qu’en voie de fléchissement. Ainsi, Amsterdam et Rotterdam devraient être les premières grandes villes à majorité musulmanes d’Europe en 2015. La Russie pourrait devenir un pays majoritairement musulman en 2050. Pour financer ses plans de retraite, l’Europe a besoin de millions d’immigrants et ceux-ci tendent à être très majoritairement musulmans en raison de la proximité géographique, des liens coloniaux et des troubles qui agitent les pays à majorité musulmane.

De plus, de nombreux Européens ont perdu le goût de leur histoire, de leur mode de vie et de leurs coutumes. Le sentiment de culpabilité causé par le fascisme, le racisme et l’impérialisme donne à un grand nombre d’entre eux le sentiment que leur propre culture a moins de valeur que celle des immigrants. Cet autodénigrement a des implications directes pour les immigrants musulmans, car si les Européens délaissent leurs propres usages, pourquoi les Musulmans les adopteraient-ils? Ajoutée aux réticences musulmanes envers tout ce qui est occidental, surtout en ce qui concerne la sexualité, cette situation a pour corollaire une forte résistance des populations musulmanes à l’assimilation.

La logique de cette première voie conduit l’Europe à devenir une extension de l’Afrique du Nord.

(2) Mais la première voie n’est pas inévitable. Des Européens de souche pourraient y résister et, comme ils composent 95% de la population du continent, ils peuvent à tout moment reprendre le contrôle de la situation s’ils s’aperçoivent que les Musulmans menacent le style de vie qu’ils affectionnent.

Les effets de cette impulsion sont déjà visibles dans la législation française anti-hijab ou dans Fitna, le film de Geert Wilders. Les partis anti-immigrants gagnent en vigueur; un embryon de mouvement nativiste prend forme aux quatre coins de l’Europe, à mesure que les partis politiques opposés à l’immigration se focalisent toujours davantage sur l’Islam et les Musulmans. Parmi ces partis, on peut citer le British National Party, le Vlaamse Belang (Intérêt flamand) de Belgique, le Front National français, le Freiheitliche Partei (Parti de la liberté) d’Autriche, le Partij voor de Vrijheid (Parti pour la liberté) des Pays-Bas, le Dansk Folkeparti (Parti populaire) danois et les Sverigedemokraterna (Démocrates) suédois.

Ils vont probablement continuer de gagner de l’influence, à mesure que l’immigration enflera encore davantage et que les partis du courant dominant devront reprendre à leur compte leur message anti-islamique. Si les partis nationalistes gagnent en puissance, ils s’attacheront certainement à rejeter le multiculturalisme, freiner l’immigration, encourager le renvoi des immigrants, soutenir les institutions chrétiennes, augmenter les taux de fertilité des Européens et, d’une manière générale, à restaurer les usages traditionnels.

Les Musulmans, sans doute, s’en alarmeront. L’auteur américain Ralph Peters esquisse ainsi un scénario dans lequel les «navires de l’US Navy sont à l’ancre et les Marines sont descendus à terre à Brest, à Bremerhaven ou à Bari pour garantir l’évacuation des Musulmans d’Europe». Peters conclut qu’en raison de «l’inguérissable méchanceté» des Européens, «les jours [des Musulmans] y sont comptés». Les Européens ont «perfectionné le génocide et le nettoyage ethnique» et les Musulmans, dans sa vision des choses, «auront de la chance s’ils ne sont que déportés» et pas éliminés. De fait, les Musulmans s’inquiètent de subir un tel sort; depuis les années 1980, ils parlent ouvertement de Musulmans qu’on pourrait envoyer dans des chambres à gaz.

On ne peut pas exclure que des Européens de souche commettent des actes de violence, mais il est plus vraisemblable que les efforts nationalistes resteront plus pondérés; si quelqu’un doit user de violence, il est plus probable que ce seront les Musulmans. Ils ont déjà perpétré de nombreux actes de violence et semblent brûler d’en commettre d’autres. Des sondages indiquent par exemple que quelque 5% des Musulmans britanniques approuvent les attentats à la bombe du 7 juillet. Bref, un sursaut des Européens provoquerait probablement des troubles civils constants, voire une version plus sanglante des émeutes de l’automne 2005 en France.

(3) Dans l’idéal, les Européens de souche et les immigrants musulmans devraient trouver un moyen de vivre en harmonie, de créer une nouvelle synthèse. Cette vision idéaliste est soutenue par une étude réalisée en 1991 par Jeanne-Hélène Kaltenbach et Pierre Patrick Kaltenbach et intitulée La France, une chance pour l’Islam. Cet optimisme reste généralement de rigueur, comme le soutenait notamment un grand papier de l’Economist, en 2006, concluant que, du moins pour l’instant, la perspective d’Eurabia était «de l’alarmisme».

C’est toujours le point de vue de la majorité des politiciens, des journalistes et des universitaires, mais il a peu d’ancrage dans la réalité. Oui, les Européens de souche pourraient redécouvrir leur foi chrétienne, faire plus d’enfants et retrouver le goût de leur patrimoine culturel. Oui, ils pourraient encourager une immigration non musulmane et intégrer les Musulmans qui vivent déjà en Europe. Oui, les Musulmans pourraient accepter l’Europe historique. Mais ces évolutions non seulement ne sont pas en cours, mais leurs chances semblent bien compromises. Ainsi, les jeunes Musulmans, surtout, nourrissent des ressentiments et des ambitions opposées à celles de leurs voisins.

On peut donc pratiquement éliminer l’éventualité de voir les Musulmans accepter l’Europe historique et s’y intégrer. Le chroniqueur américain Dennis Prager est de cet avis: «Il est difficile d’imaginer un quelconque autre scénario pour l’Europe occidentale que son islamisation ou sa plongée dans la guerre civile.»

Mais laquelle de ces deux voies le continent prendra-t-il? Les pronostics sont délicats, car la crise n’a pas encore éclaté. Mais elle pourrait être proche. L’évolution du continent pourrait se clarifier à l’horizon de la prochaine décennie, à mesure que les relations entre l’Europe et les Musulmans prennent forme.

Toute prévision est également rendue extrêmement hasardeuse par la nature sans précédent de la situation européenne. Jamais dans l’histoire on n’a vu une civilisation majeure se laisser disparaître pacifiquement et jamais un peuple ne s’est dressé pour revendiquer son patrimoine. Les circonstances uniques de la situation de l’Europe en compliquent la compréhension, incitent à en négliger certains aspects et rendent pratiquement impossible d’en prévoir l’évolution. Avec l’Europe, nous entrons tous en terra incognita.

Les tribunaux sous pression du religieux, par Caroline Fourest

juin 7th, 2008

Lu dans Le Monde:

Les tribunaux sous pression du religieux, par Caroline Fourest

LE MONDE | 05.06.08 | 13h34 • Mis à jour le 05.06.08 | 13h34

Faut-il voir le jugement du tribunal de grande instance de Lille comme une concession au “différentialisme” culturel ? Selon l’article 180 du code civil, un mariage peut être annulé si l’un des conjoints estime avoir été induit en erreur sur une “qualité essentielle”. La juge de Lille n’a pas estimé que la “virginité” était une qualité en soi, mais une qualité “essentielle”. C’est au nom du droit à une certaine subjectivité dans ce domaine, et non du respect des cultures, que le procureur a accepté de défaire union si mal engagée.

Il ne s’agit pas à proprement parler d’un “accommodement raisonnable” tel qu’on l’entend au Québec ni même d’une concession claire au relativisme culturel comme on peut le redouter en Grande-Bretagne ou en Allemagne. A Francfort, le 12 janvier 2007, une juge a refusé d’accorder le divorce à une Allemande d’origine marocaine battue par son mari, marocain, sous un prétexte autrement plus ambigu. Le Coran autorisant un mari à battre sa femme, elle a estimé que “l’exercice du droit au châtiment (par le mari) ne permettait pas “d’invoquer une rudesse excessive” prévue par l’article 1565 du code civil allemand. Les Allemandes ayant épousé des musulmans seraient donc moins égales que les autres, puisqu’elles doivent accepter de se faire tabasser au nom de la religion. La juge a été dépossédée du dossier litigieux pour suspicion de partialité…

La France est-elle à l’abri de tels dérapages ? En 2005, déjà, à Lille, le tribunal a empêché l’incinération du corps d’un Français d’origine algérienne au motif qu’il était de culture musulmane et devait donc être enterré selon le rite musulman, dans un carré musulman. La demande émanait de sa seconde épouse, pourtant séparée de corps. Elle s’opposait à la volonté des enfants du premier mariage, et du défunt athée qui avait explicitement demandé à être incinéré. C’était compter sans l’intervention de la Ligue islamique du Nord d’Amar Lasfar, membre de l’Union des organisations islamiques de France - UOIF - et du Conseil français du culte musulman. Ce dernier a expliqué que “seule une autorité judiciaire musulmane dans un pays musulman doit définir et vérifier les causes de l’apostasie d’une personne”. Le tribunal a ordonné l’inhumation, conformément au souhait religieux de la seconde épouse. Incidemment, cette dernière était défendue par le même avocat que le mari souhaitant faire annuler son mariage pour “non-virginité”.

La tentation de céder au relativisme culturel est d’autant plus inquiétante que les instances communautaires religieuses de France sont plus que jamais aux mains des religieux réactionnaires. Jadis respectée pour son respect de la laïcité, la Fédération protestante de France se raidit sous la pression de ses nouveaux adhérents, évangéliques exaltés ou adventistes. Ceux-là réclament plus de souplesse entre la loi de 1901 et celle de 1905.

Le Consistoire, créé par Napoléon, ne représente guère plus que les orthodoxes. Le grand rabbin Joseph Sitruk règne sur cette instance depuis vingt et un ans au prix d’une régression générale de la mixité dans les synagogues. Dans la plupart d’entre elles, les femmes sont confinées dans des poulaillers, de plus en plus souvent fermés par un rideau, d’où elles peuvent à peine entrevoir la bar-mitsva de leur enfant. A quelques exceptions près, les tribunaux communautaires continuent de pratiquer le divorce unilatéral au détriment des femmes, qui ne peuvent obtenir le divorce religieux si leur mari s’y oppose. Les choses pourraient changer le 22 juin prochain grâce à l’élection de Gilles Bernheim, beaucoup plus ouvert bien qu’orthodoxe. Mais les instances sont largement verrouillées par les tenants de la régression. Idem au plus haut niveau de l’Eglise française. Il y a bien longtemps que les catholiques de gauche ont été purgés au profit d’un clergé fidèle à la vision anti-moderniste et antiféministe de Benoît XVI.

Quant au Conseil français du culte musulman, le bilan n’est guère plus glorieux. Légitimée grâce à sa participation au sein d’un conseil voulu par la République, l’UOIF continue d’agrandir ses mosquées à moitié vides dans l’espoir de peser sur le scrutin, fondé sur le nombre de mètres carrés des mosquées participant au vote. Or cette organisation prend ses avis religieux auprès du Conseil européen de la fatwa, une instance fondamentaliste qui autorise un mari à battre sa femme ou à lui interdire certaines fréquentations. La Mosquée de Paris et le Rassemblement des musulmans de France, plus proche du Maroc, se disputent la présidence Place Beauvau. Tandis que les plus intégristes noyautent les conseils régionaux du culte musulman, où se joue l’essentiel.

Car, jusqu’ici, les concessions les plus graves faites au particularisme religieux ne se font pas dans nos tribunaux mais dans nos communes. Comme à Asnières ou à Sarcelles, où des élus locaux pratiquent le clientélisme au point d’écouter les religieux les plus organisés - souvent les plus intégristes -, au détriment de la majorité silencieuse et de la laïcité.

Il faut non seulement dresser une frontière infranchissable entre les tribunaux communautaires religieux et ceux de la République, mais aussi entre nos élus et ceux qui dynamitent les valeurs de la République. Cette frontière s’appelle la laïcité à la française. Et notre président devrait avoir à coeur de l’incarner au lieu de l’affaiblir.

 


Caroline Fourest est essayiste.Article paru dans l’édition du 06.06.08






Créer un Blog | Nom Domaine | Publicité | Créer Forum | Tag | Signaler Abus
Tags : culture | actualités | politique | bebe | finance | justice | ecologie
net | famille | jeux | droit | voyage | design | livre | internet | grippe | photos