La peste verte

La peste verte
Just another Blogvie.com weblog

“Le Monde” s’intéresse enfin à la “fauxtographie”

juin 21st, 2008

“Le Monde” s’intéresse enfin à la “fauxtographie”: faut-il s’étonner du résultat ? Richard Landes

Imprimer    Envoyer à un ami 

10/06/08

Sur le site The Augean Stables.

[NDLR: Il y a presque deux ans, j’ai rédigé une analyse sur la façon dont Le Monde a parlé du scandale de la “fauxtographie” dans la couverture de la guerre du Liban, à l’été 2006. A la suite de la décision étonnante de la cour au sujet de la plainte de Charles Enderlin contre Philippe Karsenty, et de la pétition révélatrice dans le Nouvel Obs, je mets en ligne une traduction française de mon texte pour mieux permettre au lecteur francophone de percevoir l’attitude des “journalistes” des grands médias, et de mieux évaluer les renseignements qui lui parviennent de leur part au sujet des “faux” issus du Proche-Orient.]

Stuart, l’un des participants de ce site, nous a fait parvenir une traduction [en anglais] d’un article du Monde sur le scandale fauxtographique. Cet article illustre bien à quel point les médias français sont mal informés de ce qui se passe dans leurs coulisses, et comme ils sont mal outillés pour simplement comprendre les défis de la blogosphère, et encore moins s’en accommoder.

L’auteur, Claire Guillot, ne paraît pas mal intentionnée ; au contraire, elle semble vouloir s’essayer à l’impartialité. Cependant, le résultat est révélateur.

[NDLR : les citations de l’article du Monde sont en gras, les citations autres sont en italiques ; la fin de ce texte reprend, en la développant, une publication précédente sur ce site].


Guerre du Liban et “fauxtographie”


Le conflit a suscité une polémique sur le Net, des bloggeurs conservateurs soupçonnant les images d’être manipulées. C’est par Little Green Footballs que le scandale est arrivé : début août
[2006], ce blog américain conservateur accuse Adnan Hajj, photographe pigiste de l’agence Reuters, d’avoir manipulé par informatique une photo de Beyrouth pour épaissir la fumée après un bombardement israélien. Effectivement, la retouche est grossière. L’agence présente ses excuses et retire la photo incriminée. Mais le blog met ensuite en évidence une autre photo de M. Hajj, où il a dupliqué une fusée tirée par un avion israélien. Le photographe, qui ne maîtrise apparemment pas bien le logiciel de retouche Photoshop, est renvoyé, toutes ses archives effacées. « Il y a eu un enchaînement d’erreurs humaines, plaide Tom Szlukovenyi, directeur de la photographie chez Reuters. Cette histoire est contraire à tous nos principes et ne s’est jamais produite auparavant. »

Là, bien sûr, un journaliste futé est fondé à se demander comment Tom Szlukovenyi peut le savoir - surtout s’il a été abusé par le travail, pourtant si maladroit, de son pigiste - et comment il est possible de vérifier cette affirmation, puisqu’il a retiré des archives la collection des photos de ce pigiste manifestement indélicat, empêchant ainsi un examen approfondi de son travail. Outre que Tom Glocer, le patron de Reuters, est d’un avis diamétralement inverse, et pense que ces pratiques sont largement répandues.

Mais vous ne trouverez dans l’article du Monde aucune de ces remarques. Il enchaîne sur le complot réactionnaire :

Le “reutergate” devient le point de départ d’une cabale sur Internet : des dizaines de bloggeurs, pour la plupart américains ou israéliens, de droite ou d’extrême droite, se proclament “citoyens journalistes” et se mettent à enquêter depuis leur salon. A les croire, les cas de “fauxtographie”, selon un néologisme typique d’Internet, éclaboussent l’ensemble de la profession au Liban : les photographes, manipulés ou manipulateurs, se livreraient à des retouches voire à des mises en scène pour donner une vision tronquée, pro-Hezbollah, voire antisémite, du conflit.

Diantre ! Il faut bien expliquer à vos lecteurs à qui ils ont affaire. On dirait Charles Enderlin muselant ses critiques en les qualifiant de “groupuscules d’extrême droite”. Et, comme pour Enderlin et le reste de la gauche bien-pensante pure et dure, ce recours pavlovien à l’anathème de l’ensemble des critiques tombe, en fait, totalement à côté de la plaque. Beaucoup de ces gens actuellement étiquetés “de droite” sont, en réalité, des exilés, des réfugiés d’une “gauche” qui vit dans un univers imaginaire de déni. L’agence Menapress n’est pas de droite. Elle revendique des objectifs explicitement progressistes. Mais ses journalistes ne sont pas vos compagnons de route. Il en va de même pour les bloggeurs américains Charles Johnson, Roger Simon, et Neo-Neo-con et de nombreux acteurs de la blogosphère. Ils se sont réveillés du sommeil dogmatique.

Ces attaques sont reprises sans précaution par des milliers d’internautes, parfois même relayées par les médias traditionnels (la chaîne américaine Fox News, le tabloïde allemand Bild, le site du Wall Street Journal), voire par les politiques : le ministre des affaires étrangères australien, Alexander Downer, qualifie de “canular” une attaque israélienne visant deux ambulances de la Croix-Rouge, le 23 juillet, en se basant sur les allégations du site Zombieguide, qui trouve les impacts “suspects”.

Que voilà un exemple judicieusement choisi ! Peu d’accusations de falsification sont aussi fondées. Claire Guillot a-t-elle seulement lu ce document ? Impacts suspects ? Dites plutôt que toute l’affaire est une supercherie grossière.

 

Richard Landes


© The Augean Stables

 

Mis en ligne le 11 juin 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

juin 21st, 2008
Mise à jour: 19/06/2008 20:39  
Services du renseignement
Une cellule dormante du Hezbollah a été réactivée au Canada
(AP)
Des responsables des services du renseignement ont déclaré à ABC News que le Hezbollah avait réactivé une cellule dormante localisée au Canada et que des cadres de l’organisation chiite avaient quitté leur base du Liban à destination du Canada, de l’Europe et de l’Afrique.Une vingtaine de membres du Hezbollah identifiés au Canada sont passés sous surveillance après la réactivation de quatre membres «dormants» dont l’un se nommerait «Rashedan». Ils auraient reçu la consigne de renvoyer leurs familles au Liban.

Toujours selon les propos recueillis par ABC auprès de responsables des service secrets américains et canadiens, un expert en armement du Hezbollah a été suivi jusqu’au Canada où il a été vu dans un stand de tir au sud de Toronto, près de la frontière américaine.

Selon les responsables cités par le réseau de télévision, le Hezbollah préparerait des attaques contre des cibles israéliennes à l’extérieur du Moyen-Orient.

Ils soupçonnent les cadres opérationnels du mouvement chiite d’avoir récemment organisé la surveillance de l’ambassade d’Israël à Ottawa, ainsi que de plusieurs synagogues à Toronto.

Le président du Congrès juif canadien, Bernie Farber, a indiqué qu’il y a eu des rumeurs à ce sujet, mais que les autorités avaient affirmé que rien ne permettait de les attester.

La responsable des communications du ministre de la Sécurité Publique, Stockwell Day, a déclaré, jeudi, que le gouvernement était sur ses gardes pour prévenir tout acte terroriste au pays et à l’étranger.

À Ottawa, la GRC a refusé de démentir ou de confirmer les éléments révélés par ABC. Elle n’a pas non plus indiqué si une enquête était en cours.

Ni les services secrets canadiens, ni l’ambassade d’IsraJel n’ont fait de commentaires.

Les responsables officiels américains ont pour leur part déclaré que rien ne permettait de croire que le Hezbollah préparait une attaque aux Etats-Unis.

Les agences de renseignement ont précisé à ABC que rien ne permet de définir la cible choisie par le Hezbollah, qui pourrait tout aussi bien se situer en Amérique du Sud.

Le but de l’opération montée par le Hezbollah serait de venger l’assassinat, en février, de son chef militaire, Imad Mugniyah. Il avait péri dans l’explosion d’une voiture piégée en Syrie. Le mouvement chiite avait accusé IsraJel d’avoir organisé cet attentat, ce que les responsable israéliens ont démenti.

Copyright © 1995-2008 Canoë inc. Tous droits réservés

juin 19th, 2008

ABC News

Narco-Terror Concerns in Latin America

Amid New Concerns About a Possible Attack in Latin America, the US Designates Terror-Sponsors in Venezuela.

By RICHARD ESPOSITO, JASON RYAN, AND KIRIT RADIA

June 18, 2008—

Amid growing concerns that Hezbollah is planning attacks outside the Middle East, perhaps in Latin America, the United States Treasury Department today accused Venezuela of harboring Hezbollah “facilitators and fundraisers.”

The Treasury Department designated Ghazi Nasr al Din and Fawzi Kan’an, along with two travel agencies in Caracas owned by Kan’an as supporters of Hezbollah and froze all their assets that are under US jurisdiction. Al Din is a Venezuelan diplomat and runs an Islamic Center.

“It is extremely troubling to see the Government of Venezuela employing and providing safe harbor to Hezbollah facilitators and fundraisers,” said Adam J. Szubin, Director of the Office of Foreign Assets Control.

Both men met with Hezbollah leaders in Lebanon and facilitated their travel to Venezuela, according to Treasury.

This designation comes at the same time that intelligence officials tell ABC News they are concerned that Latin America could be a possible target of future Hezbollah attacks. The last major attack by the terror group that occurred outside the Middle East was in Argentina in 1994. Eighty-five people were killed and 300 injured in an attack on a Jewish Center in Buenos Aires.

In March Deputy Director of National Intelligence Don Kerr cited concerns over the nexus between Hezbollah and narcotics trafficking groups in Latin America.

“If I had to think of one thing that worries me, I had the opportunity to spend most of the last two weeks in Latin America. Of course there you see the conjunction of narcotics trafficking and terrorism and there may be a nexus forming between them,” said Kerr. “They share the need for money laundering. In fact in Latin America you have a real presence of Hezbollah.”

DEA officials say they have also been seeing a steady escalation of cocaine being shipped through Venezuelan airspace over the past two years according to radar air track data they monitor.

Copyright © 2008 ABC News Internet Ventures

var s_account = “wdgnewabcnews,wdgasec”;

Georges Malbrunot revient à la charge sur son obsession : la réintégration du Hezbollah au Liban, et du Hamas en « Palestine »

juin 9th, 2008

Le « quatrième pouvoir » en France, et l’Orient compliqué
7 juin 2008 - Par Simon Frajdenrajch, analyste

Dans sa dernière livraison au Figaro du 6 juin, Georges Malbrunot « grand reporter » au service Etranger du Figaro, revient à la charge sur son obsession : la réintégration du Hezbollah au Liban, et du Hamas en « Palestine » dans le jeu politique « international », comme si ces organisations dont l’emblème est une kalachnikov dans une main, et un coran dans l’autre, étaient politiquement fréquentables.

Par là, il nous prouve encore une fois qu’il est un agent zélé du quai d’Orsay, où il prend ses informations pseudo confidentielles, en se donnant des airs de nous exposer savamment une position que les analystes du Quai lui ont concoctée. Jusqu’où va cette connivence ?

Depuis les procès en diffamation à répétition que Charles Enderlin et sa maison mère, France 2, ont fait à de pauvres clampins qui ont osé mettre en doute la parole du « maître journaliste » Charles Enderlin, je ne me risquerai pas à avancer d’hypothèse. Mais les liens de dépendance apparaissent puissants.

Ainsi, après avoir titré son papier : « Sarkozy doit fixer un cap clair au Moyen-Orient », Malbrunot évoque le voyage que le Président accomplit aujourd’hui à Beyrouth, puis les 22 et 23 juin en Israël, et notre grand reporter fait mine de nous décrypter « l’Orient compliqué ». Il commence très honnêtement son pensum :

… « L’issue de la récente crise libanaise que le président vient spectaculairement célébrer à Beyrouth doit peu à la diplomatie française. Ses vainqueurs le Hezbollah chiite et ses parrains iranien et syrien ne sont pas ceux que la France soutenait. Est-ce à dire que Paris va réévaluer son appui à la majorité pro-occidentale du 14 mars, défaite par le mouvement chiite et ses alliés chrétiens ? Officiellement, il n’en est pas question. Pourtant, la diplomatie française va devoir tenir compte de la minorité de blocage, au sein du gouvernement libanais, que le Hezbollah pourra désormais brandir pour s’opposer à toute décision contraire à ses choix » …

Hélas, les choses se gâtent très rapidement : ayant introduit le rôle politique du Hezbollah, qui se serait refait une virginité après l’accord de Doha avec la majorité libanaise anti-syrienne, et grâce aux chausse-pied syrien et iranien, notre maître journaliste va oser des équivalences morales aussi spécieuses qu’improbables :

… « Entre morale et realpolitik, l’Élysée devra trancher. Heureusement, contrairement à Jacques Chirac (1), Nicolas Sarkozy prône « le dialogue avec tous les Libanais », y compris les anciens « terroristes » du Hezbollah.

Passons pudiquement sur le dialogue avec le Hezbollah que le président Chirac se serait interdit, alors qu’après le massacre de 58 parachutistes français à la caserne du Drakkar en 1982 par des miliciens du Hezbollah, et l’assassinat de l’ambassadeur de France à Beyrouth la même année, puis les enlèvements du journalistes français dans les années 1984-88, Chirac n’a pas craint de siéger à côté d’Hassan Nasrallah, hilare, incapable de jacter le moindre mot de français, au sommet de la francophonie à Beyrouth en 2002 [1]].

C’est alors que notre maître journaliste va porter l’estocade si bien préparée par les torreros du quai d’Orsay :

… « Pourquoi, alors, au nom de ce réalisme ne parlerait-on pas également aux islamistes palestiniens du Hamas ? Paris vient de le faire tout en démentant l’avoir fait. Problème de calendrier, avant la visite du chef de l’État en Israël. Exigence de discrétion rompue. Peut-être. Mais sur ce point aussi, les ambiguïtés doivent être levées. »…

La semaine dernière, sur une indiscrétion savamment dosée du Quai d’Orsay, l’ancien ambassadeur de France M. de la Messuzière avait révélé ses contacts « officieux » avec le Hamas, que Bernard Kouchner avait dû reconnaître tout en minimisant leur portée sur une grande radio nationale le lendemain matin : « ce sont des contacts, pas des relations » avait-il avoué. « On se touche mais on ne couche pas » comme le soulignait avec malice Pierre Lefèbvre.

Hélas pour nos amis du Quai, Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères d’Israël, et sérieuse candidate à la succession d’Ehud Olmert, était de passage à Paris la semaine suivante : le président lui assura qu’il n’était pas question que la France noue des contacts avec le Hamas.

Le président Sarkozy se rend dans deux semaines en Israël, et il ne voulait pas de couac. Malbrunot et le quai d’Orsay croient que leur sortie sur rapprochement entre la France le Hamas n’était que prématurée.

De passage en Grèce hier, où il fut reçu comme un enfant du pays, le président Sarkozy n’a pas manqué d’évoquer ses racines du côté maternel, issues d’une riche famille juive de Salonique. Il n’oubliera sans doute pas que le Peuple juif, dignement représenté en Israël, est le Peuple de la mémoire…

[1] Rappelons au passage qu’à toutes les occasions où des hommes politiques français, de tous bords (Villepin, Sarkozy, Delanoe, …), veulent caresser les responsables de la communauté juive française dans le sens du poil, ils promettent la main sur le cœur qu’ils feront tout leur possible pour qu’Israël se joigne au Club de la Francophonie - ce qui serait amplement justifié puisque Israël compte un million de francophones sur 7,2 millions d’habitants, ce dont ne sauraient se vanter ni l’Albanie, ni même le Vietnam, membres du club ; mais hélas, hélas, il y a cette fichue règle de l’unanimité… Et comme précisément le Liban s’oppose à l’entrée d’Israël dans ce Club.

Ce petit jeu dure depuis des décennies : devinez quel(s) pays devrai(en)t se sentir contrit(s) ?

Dans le même ordre d’Idée, l’Algérie exige des « clarifications » sur la participation d’Israël, avant d’accepter de se joindre au projet d’« Union pour la Méditerranée », le nouveau machin voulu par Sarkozy sous l’impulsion de son mentor Claude Guéant.

Aussi réjouissons-nous : l’intransigeance haineuse de l’Algérie fera capoter un projet placé dans le droit fil du processus de Barcelone, promis à noyer l’Europe sous le flot de la rive Sud de la Méditerranée, où le respect des droits de l’homme, de l’égalité des sexes, de la liberté d’expression, de religion… sont broyés par l’islam dominant.

Le Hezbollah a reçu 35 nouvelles vedettes iraniennes

juin 7th, 2008

Le Hezbollah a reçu 35 nouvelles vedettes iraniennes peu de temps avant la crise actuelle
11 mai 2008 - DEBKAfile - adaptation française par desinfos

Des sources militaires de DEBKA rapporte que trois semaines avant que le Hezbollah se saisisse de l’ouest de Beyrouth, le groupe terroriste chiite a pris livraison de 35 vedettes rapides pour l’utilisation d’explosifs en provenance d’Iran.

Les vedettes peuvent menacer la sixième flotte américaine et Israël par une expédition maritime près de côtes libanaises et parvenir en Israël à Haïfa et Ashdod ports de la Méditerranée et leurs zones côtières et aussi par des raids sur les installations pétrolières.

Les vedettes ont été taillées sur mesure pour le Hezbollah par les Gardiens de la Révolution de l’Iran dans les chantiers navals à Bandar Abbas comme la seule flotte terroriste opérant dans les eaux méditerranéennes. Nos sources militaires rapportent que les bateaux sont capables de transporter des systèmes d’armes chimiques, biologiques et et radioactives.

Ils ont été livrés à la mi-avril par un cargo iranien au port syrien de Lattaquié et transportés par camion à Naimah port au sud de Beyrouth.

Là, ils ont été cachés dans les souterrains des hangars appartenant à Ahmed Jibril, chef du Front de libération de la Palestine-Commandement général. Aujourd’hui, le PLF-GC est financé et dirigé par les Gardiens de la Révolution.

Les hangars ont été construits dans les années soixante-dix par les ingénieurs de l’Allemagne de l’Est avec un ancrage protégé de la Méditerranée, ce qui les rend pratiquement impénétrables par mer ou par air.

Comment le Liban a été perdu

juin 7th, 2008

Comment le Liban a été perdu
13 mai 2008 - Caroline Glick , THE JERUSALEM POST | Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

La réussite du renversement par le Hezbollah des forces pro-démocratiques au Liban, la semaine dernière, était éminemment prévisible. Mais cela ne rend pas moins tragique le renversement violent des forces de la liberté dans ce pays. Et le fait qu’on pouvait prédire le coup d’Etat du Hezbollah ne veut pas dire qu’il était inévitable.

Un grand nombre de forces ont dû tourner le dos aux forces démocratiques du Liban pour permettre le triomphe facile du Hezbollah. Un grand nombre d’acteurs ont dû détourner les yeux au réarmement du Hezbollah financé par l’Iran et la Syrie au cours des deux années passées. Un grand nombre d’acteurs ont dû ignorer et ainsi exacerber les faiblesses inhérentes du Mouvement du 14 Mars, et le gouvernement Siniora qu’il a produit. Un grand nombre de pays et d’organismes internationaux ont dû accepter la fiction que l’armée libanaise prend ses ordres auprès du gouvernement libanais élu.

Hélas, au cours des deux années écoulées, la plupart des gouvernements supposés pro-démocratiques, anti-iraniens, anti-syriens et anti-Hezbollah dans le monde ont détourné les yeux de toutes ces choses, et ont ainsi ouvert la voie à la prise du pays par le Hezbollah.

Il y a trois ans, soutenus pas les USA, le groupe fort de 1,5 millions de membres du Mouvement du 14 Mars réussit à faire honte à la Syrie et à retirer ses forces militaires du Liban, mettant fin ainsi à 18 ans d’occupation du pays. Mais depuis lundi dernier au matin, les chefs du Mouvement du 14 Mars étaient devenus effectivement prisonniers du Hezbollah. Saad Hariri et Walid Joumblatt, ainsi que le premier ministre Fouad Siniora, s’étaient publiquement soumis aux conditions humiliantes du Hezbollah pour un cessez-le-feu.

Joumblatt avait été la mouche du coche du Mouvement du 14 Mars, s’opposant à la transformation constante du Liban en un vassal irano-syrien par le Hezbollah. Dimanche dernier, il mit à nu l’impuissance du mouvement quand il supplia le chef du mouvement Hassan Nasrallah d’épargner ses partisans dans les Montagnes du Shouf. Parlant sous le blocus du Hezbollah depuis son domicile à Beyrouth, Joumblatt déclara au cours d’un entretien télévisé : « Sur LBC, je m’adresse à Saïd Hassan Nasrallah : si vous avez un problème personnel avec moi, ça va. Mais nous ne pouvons pas permettre des attaques sur la population d’Al Jebel (c.a.d. les villages druzes dans les montagnes autour de la capitale). Nous devons tous œuvrer à un cessez-le-feu avec l’armée, et laisser les questions personnelles de côté.

Joumblatt fit son plaidoyer pour la vie des membres de sa communauté après qu’il leur ait ordonné de déposer les armes, et de mettre leur confiance dans l’armée libanaise, dimanche dernier après-midi. Pourtant l’armée, sous le commandement du Général Michel Souleiman, a refusé de les protéger. Apparemment la campagne du Hezbollah contre les Druzes est malveillante. Car dimanche dernier, même le collaborateur druze du Hezbollah, Mir Talal Arslan a requis l’intervention de l’armée. Pour leur part, les partisans de Joumblatt dans les montagnes du Shouf menaient une défense désespérée de leurs villages et appelaient à une assistance mondiale. Jusqu’à présent, personne n’a répondu à leurs appels.

Evidemment, Joumblatt savait qu’il ne pouvait pas faire confiance à l’armée de Souleiman. S’il l’avait pu, il n’aurait pas imploré la merci de Nasrallah pour sa communauté. Et il avait raison, car depuis que le Hezbollah a commencé sa violente prise du Liban mercredi dernier, il l’a fait en pleine coopération avec l’armée libanaise. Quand les forces du Hezbollah ont lancé leurs attaques, mis le feu et détruit les bureaux du journal et de la station de TV « Future News » de Hariri, ils l’ont fait avec une escorte de l’armée. Les forces de Souleiman n’ont pas rouvert les installations des media pro-démocratiques de Hariri, après avoir ordonné aux forces du Hezbollah de quitter les rues de Beyrouth en fin de semaine. Elles n’ont pas fait face aux forces du Hezbollah à Tripoli ou à Tyr. Et maintenant, elles autorisent la destruction des Druzes.

Bien sûr, l’armée libanaise dominée par les Shiites a donné la victoire au Hezbollah dans le coup d’Etat, quand les généraux ont annoncé qu’ils n’appliqueraient pas les décisions anti-Hezbollah du gouvernement Siniora. L’armée a remis en place l’agent du Hezbollah limogé, le brigadier général Wafiq Shuqeir, comme chef de la sécurité à l’aéroport international Hariri de Beyrouth. Elle s’est aussi inclinée devant le Hezbollah en annonçant qu’elle ne prendrait aucune mesure pour fermer le système de télécommunications indépendant du Hezbollah, dirigé par l’Iran et lié aux services de renseignement syriens.

La collaboration de Souleiman avec le Hezbollah n’est pas nouvelle. Elle a été révélée pendant la guerre de 2006 avec Israël. Les forces libanaises assistaient activement les forces du Hezbollah dans leur guerre contre Israël. Elles ont désigné les cibles israéliennes pour les escouades de missiles du Hezbollah. Elles ont collaboré dans l’attaque au missile contre le bateau de la marine israélienne ‘Hanit’. Elles ont payé des pensions aux familles de combattants du Hezbollah tués au cours de la guerre.

Depuis 2006, les forces militaires libanaises déployées le long de la frontière avec Israël, suivant la résolution 1701 du conseil de Sécurité de l’ONU, ont rapporté les mouvements de Tsahal au Hezbollah. Elles ont permis au Hezbollah de transférer des armes et de déployer des combattants dans les villages frontaliers d’Israël. Elles ont permis à l’Iran et à la Syrie de transférer des quantités massives d’armes au Hezbollah à travers le pays. Ces transferts d’armes ont permis de tripler l’arsenal de missiles du Hezbollah depuis les niveaux d’avant-guerre.

Puis aussi, il y a eu la campagne soi-disant réussie de Souleiman contre les forces syriennes soutenues par al Qaïda dans le camp de réfugiés de Nahar el Bared l’été dernier. Souleiman a permis de prolonger les combats pendant 33 jours plutôt que de prendre d’assaut le camp. Il a permis à la plupart des terroristes de ’Fatah al Islam’ affiliés à al Qaïda, soutenus par la Syrie, y compris leur commandant, Shaker al Abssi, de fuir en Syrie.

Avec cette histoire, il aurait dû être clair depuis longtemps à tous ceux qui étaient attentifs, que loin d’être une institution nationale servant le gouvernement démocratiquement élu du Liban, l’armée libanaise n’est rien qu’une autre milice ; Et il aurait aussi dû être clair qu’en l’absence d’une armée loyale et subordonnée, le gouvernement Siniora était juste un peu au-dessus d’un groupe de pression.

Pourtant, beaucoup complotèrent à ignorer cette réalité. D’abord bien sûr, il y a Israël. Le gouvernement Olmert- Livni a soutenu la résolution 1701, et le déploiement prescrit de l’armée libanaise sur la frontière avec Israël, comme le couronnement de leur réussite à leur poste. Ils devaient maintenir la fiction que l’armée libanaise dominée par les Shiites s’opposait au contrôle du Hezbollah sur le Liban, de façon à préserver l’apparence que la résolution 1701 est un bon accord pour Israël.

De plus, le premier ministre Ehud Olmert et la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni ont soutenu la fiction que les 15.000 membres des forces terrestres de la FINUL et son détachement naval sont vraiment déployés au Sud Liban pour défendre le gouvernement libanais, et empêcher le réarmement et le redéploiement du Hezbollah. Suite à ce fantasme, plutôt que de prendre une mesure efficace contre le Hezbollah pour empêcher la prise du Liban par laminage, Livni et Olmert se sont contentés d’émettre des plaintes à l’ONU concernant le réarmement massif du Hezbollah et le redéploiement le long de la frontière. De nouveau, se confronter vraiment à la réalité impliquerait de reconnaître leur propre incompétence.

Dès le début de la guerre il y deux ans, Olmert annonça avec raison qu’Israël tenait le gouvernement Siniora pour responsable de l’agression du Hezbollah. L’annonce d’Olmert était juste parce qu’à ce moment-là, le Hezbollah était membre à part entière du gouvernement Siniora, qui agissait effectivement comme le microphone du Hezbollah. Pourtant, les USA ne lui en faisaient pas reproche.

Dans les premiers jours de la guerre, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice exigea qu’Israël ne prenne aucune mesure contre le gouvernement Siniora dont elle prétendait - à tort - qu’il était un allié crédible des USA. Comme lourde conséquence de l’exigence de Rice, et du refus du gouvernement Olmert- Livni de cibler les camps d’entraînement et les bases logistiques du Hezbollah et du Hamas en Syrie, la stratégie du gouvernement Olmert- Livni contre le Hezbollah perdit sa rationalité. Dès lors, la défaite d’Israël n’était qu’une affaire de temps.

Après la guerre, les USA eurent l’opportunité de vraiment soutenir les forces démocratiques, anti irano-syriennes au Liban en aidant le gouvernement Siniora quand le Hezbollah quitta brutalement la coalition au pouvoir, et soutenu par l’Iran et la Syrie, tenta de prendre le contrôle du gouvernement par les assassinats et le terrorisme.

Les USA auraient pu agir contre la Syrie ou l’Iran. Mais au lieu de cela, ils cherchèrent le compromis avec l’Iran et la Syrie dans l’espoir qu’ils modèreraient leur soutien aux insurgés en Irak. L’apogée de cet abandon par les USA du Mouvement du 14 Mars, ce fut la décision de Rice d’inviter la Syrie à participer à sa conférence de la paix à Annapolis en novembre dernier. Aussi bien l’acquiescement silencieux des USA et d’Israël à la prise du Liban par le Hezbollah complète leur acceptation de la prise de Gaza par l’Iran par le Hamas.

De nouveau, pour masquer l’échec de leur politique de signature de documents, en retirant Tsahal de Gaza et en expulsant 10.000 civils israéliens de leurs foyers de Gaza et du nord de la Samarie en 2005, le gouvernement Olmert- Livni a refusé de prendre des mesures contre le régime du Hamas soutenu par l’Iran à Gaza. Là encore, exactement comme les USA ont protégé le Hezbollah pendant la guerre de 2006 en prenant le parti de Siniora, qui partageait alors le pouvoir avec le Hezbollah, de même aujourd’hui, les USA protègent le Hamas en prenant le parti du chef du Fatah, Mahmoud Abbas, qui a partagé le pouvoir avec le Hamas jusqu’à ce que celui-ci l’expulse l’été dernier, alors qu’il a cherché désespérément depuis lors à se réunifier avec le Hamas.

Avec la visite du ministre du renseignement égyptien Omar Souleiman lundi en Israël, le gouvernement Olmert- Livni a démontré la profondeur de sa reconnaissance du régime du Hamas à Gaza. Souleiman est venu présenter au gouvernement l’accord de cessez-le-feu que l’Egypte a négocié avec le Hamas. L’accord interdira à Tsahal de renverser le vassal palestinien de l’Iran, et permettra au Hamas de garder son armée financée, entraînée et armée par l’Iran. Les attaques de roquettes Katyusha du Hamas lundi matin sur Ashkelon ont montré clairement où ce cessez-le-feu conduira.

Et pourtant, le gouvernement Olmert- Livni y adhère. Et l’administration Bush le soutient.

Pendant sa visite festive en Israël cette semaine, on s’attend à ce que le Président George W. Bush célèbre l’alliance stratégique des USA avec l’Etat juif. C’est une grande tragédie que les stratégies que ces alliances ont promues dans les années récentes aient ouvert la voie de la disparition du Liban, et de l’encerclement d’Israël par des vassaux iraniens.

La tragédie n’est que renforcée du fait que ce résultat était éminemment évitable.

Videos: le grand mensonge

juin 7th, 2008

Quels sont les liens entre Georges Malbrunot et le régime syrien ?

juin 7th, 2008

Quels sont les liens entre Georges Malbrunot et le régime syrien ?
7 juin 2008 - Le quotidien “Al Seyassah” dit tout haut ce que l’opinion publique pense tout bas. Traduction, synthèse et analyse de Khaled Asmar | mediarabe.info

Depuis son enlèvement en Irak avec Christian Chesnot, en août 2004, par un mystérieux groupe armé, et sa libération inexpliquée en compagnie de leur chauffeur et guide, un bassiste proche de Damas, le journaliste français Georges Malbrunot suscite les interrogations de l’opinion publique arabe. Aujourd’hui, le quotidien koweïtien “Al Seyassah” ose dire tout haut ce que pensent les gens tout bas.

Lire aussi l’article sur : http://mediarabe.info/

En évoquant la mise en résidence surveillée du chef des Renseignements militaires syriens, Assef Chawkate, Georges Malbrunot a confirmé ce que d’autres médias arabes et étrangers avaient déjà révélé depuis plusieurs mois. Mais venant d’un média français crédible et respectueux comme le « Figaro », l’information prend toute son ampleur.

Cependant, le quotidien « Al Seyassah » rappelle, dans son édition du 6 juin, que « Malbrunot est un proche de Chawkate », et que le journaliste français est « très lié aux services syriens et aux services français qui traitent des affaires de ce pays ». Ce faisant, le journal koweïtien ouvre involontairement un vieux dossier non-encore élucidé, celui de son enlèvement en Irak, des tractations pour sa libération, et du rôle joué par la Syrie et par ses amis en France (Didier Julia) dans cet événement.

En effet, de nombreux observateurs persistent à dire que « cet enlèvement avait été commandité par Damas », la Syrie étant alors engagée dans un bras de fer avec la France autour du Liban. Jacques Chirac était foncièrement hostile à la violation de la Constitution et à la prorogation du mandat d’Emile Lahoud. Malbrunot et Chesnot, ainsi que leur chauffeur, un militant du Baas réfugié en Syrie, avaient alors disparu quelques semaines avant le vote de la résolution 1559 (2 septembre 2004) et, contrairement à la sinistre tradition des groupes terroristes en Irak, leur enlèvement n’a été revendiqué que dix jours après leur disparition. D’autres mystères ont marqué cet épisode : les ravisseurs n’ont pas égorgé leurs otages contrairement à la coutume ; et leurs revendications n’avaient rien à voir avec l’Irak et le conflit qui s’y déroulait (et qui s’y déroule encore). Paris était conscient du rôle majeur joué par la Syrie dans cet enlèvement, et Michel Barnier, alors ministre des Affaires étrangères, s’était rendu dans toutes les capitales de la région, à l’exception de Damas. Car Paris refusait de dialoguer avec les commanditaires du rapt afin d’éviter de devoir faire des concessions au Liban. L’intervention de Didier Julia, connu pour ses amitiés avec les Baas syrien et irakien, est venue épaissir le brouillard qui entourait cette affaire. Ce n’est qu’à la faveur de la reprise de Falloujah par les Américains que les deux Français avaient été libérés.

Depuis, Malbrunot a adopté une ligne éditoriale qualifiée de « très conciliante » à l’égard de Damas et de ses alliés au Liban, au point que de nombreux observateurs libanais et arabes se soient interrogés sur la nature de ses liens avec Damas : Malbrunot est-il commandité par les Services syriens ? Obtient-il, comme certains autres « journalistes de service », des honoraires et autres faveurs en contrepartie de ses analyses favorables à la politique syrienne ?

A ce sujet, des questions légitimes, mais aussi d’autres fantaisistes, se murmurent depuis août 2004. Les interrogations de l’opinion publique trouvent leurs justifications dans les tentatives de désinformation systématiquement menées et généreusement financées par la Syrie, l’Iran et le Hezbollah à travers le monde. Aujourd’hui, le journal koweïtien ose franchir le pas et raconter, noir sur blanc, que Malbrunot est un proche de Chawkate. « Al Seyassah » dit ainsi tout haut ce que pensent certains tout bas. Et le ton de l’analyse de Malbrunot dans le « Figaro » du 5 juin sur la marginalisation de Chawkate par la famille Assad semble confirmer ces soupçons.

Rappelons que la propagande syro-iranienne et celle du Hezbollah, ne s’arrêtent devant aucun mensonge. Le procédé est désormais bien huilé. Le plus souvent, ce sont des blogs et sites financés par Damas et Téhéran, et tenus par des chiites libanais proches du Hezbollah, qui publient des informations totalement erronées. Le lendemain, les médias iraniens, syriens et ceux du Hezbollah les reprennent avec une « meilleure crédibilité ». Cette machination a pulvérisé tous les records en matière de mensonge. Début janvier 2008, des militants chiites à Vancouver (Canada), se présentant comme des « israéliens anti-sionistes », mais paradoxalement « proches du Mossad et autres services israéliens », ont créé un blog nommé « Filkka Israël ». De toutes pièces, celui-ci fabrique des mensonges flagrants, et les attribuent à des officiers israéliens. Il permet ainsi à certains « torchons » de les relayer dans les pays arabes pour tromper l’opinion.

Mais du fait que ces mensonges soient cousus de fil blanc, la supercherie est vite dévoilée. L’un des derniers exploits de « Filkka Israël » est notamment le mensonge selon lequel « le ministre libanais de la Défense, Elias Murr, et son père Michel Murr, financent des instituts d’études américains liés au Mossad israélien ». L’objectif de cette manœuvre est de barrer la route à Elias Murr et de justifier le veto du Hezbollah qui refuse son retour au gouvernement.


NDLR :
Filkka Israël possède un site web… en arabe : http://filkkaisrael.blogspot.com/ dont la traduction par Google VAUT LE DÉTOUR !






Créer un Blog | Nom Domaine | Publicité | Créer Forum | Tag | Signaler Abus
Tags : culture | actualités | politique | bebe | finance | justice | ecologie
net | famille | jeux | droit | voyage | design | livre | internet | grippe | photos