La peste verte

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Appel pour le 19e arrondissement

septembre 9th, 2008


L’actualité en perspective

 

Appel pour le 19° arrondissement

Pour une protection efficace et immédiate de nos concitoyens juifs du XIXème arrondissement

Nous, citoyens de la République Française, réclamons de toute urgence une protection policière à la mesure du danger que nos concitoyens juifs encourent quotidiennement dans le quartier du XIXème arrondissement.

Nombre d’entre eux font l’objet d’agressions quotidiennes (injures, crachats, coups, passage à tabac). Ils sont constamment menacés, font l’objet de guet-apens et se sentent constamment menacés. Un jour prochain, l’irréparable sera commis si rien ne change.

L’absence de protection due à l’insuffisance de moyens mis en oeuvre obligent de jeunes gens à se défendre seuls et à encourir des poursuites judiciaires si l’un de leurs agresseurs contre lesquels ils s’efforcent de se défendre est accidentellement blessé*.

Seule une protection policière permettra d’éviter un maximum d’agressions et ne donnera pas aux Juifs le sentiment qu’ils sont abandonnés de leur République. Tout citoyen a le droit de circuler librement et en toute sécurité sur le sol français.

Nous n’attendons pas des paroles lénifiantes mais des actes. Nous ne souhaitons pas revivre la même situation qu’en 2000 où a prévalu un déni de réalité concernant les actes antisémites qui n’a fait que desservir la République.

Nous déplorons les jugements de certains médias jetant le doute sur le caractère antisémite des agressions et faisant ainsi le jeu des agresseurs.

Nous réclamons aux autorités compétentes, Monsieur le Maire du XIXème, Monsieur le Maire de Paris, Monsieur le Procureur de la République, Monsieur le Président de la République, le droit pour eux d’être protégés efficacement par la police de notre République.

Devant l’importance de la crise actuelle nous demandons d’en faire une priorité au nom de la notion d’assistance à personnes en danger et assurons les Représentants de l’Etat de notre confiance et de notre dévouement.

L’équipe Primo

* Le fait est authentique et vient d’avoir lieu. Deux jeunes de 15 et 16 ans ont été agressés la semaine dernière par un groupe d’au moins 8 personnes. Que croyez-vous qu’il arriva ? Ce sont les deux jeunes Juifs qui ont été mis en garde à vue pendant 48 h. L’un des agresseurs, blessé, a osé porter plainte.

Passez à l’action :

Si vous habitez le 19° arrondissement et si, plus généralement, vous voulez témoigner de ce qui se passe en réalité dans votre quartier, à Paris ou en province, écrivez-le à Primo contact@primo-europe.org avant le 25 septembre 2008.

Indiquez votre nom, voire uniquement votre prénom, votre ville. Aucune autre coordonnée ne sera transmise aux destinataires de ces témoignages (Maire, procureur, Ministre de l’Intérieur, Présidence de la République)

L’ensemble de vos textes et témoignages seront imprimés et adressés sous forme de dossier au BNCVA ainsi qu’aux autorités compétentes qui seules en auront connaissance.

 

 

Nouvelle agression antisémite en France

Ils marchaient dans la rue. Ils portaient kippa. Une bande de voyous les a choisis comme cibles, dans le XIXe arrondissement. De jeunes Français juifs ont été agressés. Mais de selon en conditionnels, les médias affichent une méfiance insultante.

Ils retiennent même sérieusement l’hypothèse du hasard. Ce n’est pas écrit ainsi. L’indifférence ou l’ennui poli ne s’expriment pas aussi directement.

« Selon le BNVCA, c’est ce qu’affirme… » Autant d’expressions qui inversent la suspicion. Dans les articles qui font référence à l’agression d’hier ou à des violences antérieures on retrouve la même réserve. Une inhabituelle prudence pour masquer l’incapacité à s’émouvoir… ou pire si affinités ?

Car ce n’est pas l’exigence de rigueur qui dicte la prudence. La rigueur s’est perdue en chemin. Les foules qui exprimaient leur émotion après l’attentant de la rue Copernic ou la profanation de Carpentras ont déserté les rues. L’impensable est devenu banal.

L’atroce mise à mort du jeune Ilan Halimi n’a pas rassemblé notre pays. La faculté de s’émouvoir s’est assoupie, comme la vigilance. Acceptation secrète ?

Des décennies plus tard, ce sont les victimes d’actes antisémites qui inspirent la réticence.

Aveuglement volontaire cherche arguments. Contacter la presse.


Orléans, mars 2005. La maison est “taguée”. Le mal perdure.

Le fait est que les agresseurs semblent n’avoir pas prononcé d’insultes antisémites. Le fait est souligné à décharge dans plusieurs communiqués.

Ainsi, lorsque des criminels sont capables du rudiment d’intelligence qui les conduit à se taire en espérant éviter un chef d’inculpation, il faut en conclure que seul le hasard les a fait choisir des gens présentant toutes les caractéristiques du judaïsme pour les agresser sauvagement ?

Suivant cette logique, si les mêmes individus lapident une femme sans l’insulter, on ne saurait qualifier leur comportement de misogyne ? Car ces gens semblent aimer jeter des pierres et nul ne relève que le geste est inhabituel dans notre pays.

Un acte criminel doit-il s’accompagner d’un discours approprié pour être défini ? D’où vient cette étrange idée ? L’absence de vocabulaire de petites brutes fascisantes vient maintenant au secours des réserves journalistiques.

Si le doute doit avoir sa place au cours d’une enquête, lui donner délibérément une telle place n’est plus informer. C’est suggérer, orienter, imposer une interprétation.

En France, des femmes et des hommes sont régulièrement insultés, agressés, quelquefois tués parce qu’ils sont Juifs. Il ne sert à rien de dénoncer un passé criminel si c’est pour s’accommoder d’un présent inacceptable.

Ou alors c’est lui faire jouer un rôle abject : celui d’alibi moral. Ceux qui s’émeuvent des monstruosités de jadis ne sauraient être soupçonnés de complaisance au présent.

D’insultes en agressions, d’amalgames en soupçons, l’indifférence s’est installée. Contre elle, les pouvoirs publics ne peuvent rien. Complicité passive, mais hors champ. Ce n’est pas un délit. Elle tend à faire croire que seule la communauté juive est concernée et il y aurait beaucoup à dire d’un certain emploi du mot communautaire.

L’indifférence quasi générale, quels que soient les arguments dont elle se masque, facilite ces actes. Les rues sont désertes quand de jeunes Français juifs se font agresser. Les rues sont désertes quand la colère et la peine qu’inspirent de tels gestes devraient s’exprimer.

Ceux qui imaginent que l’antisémitisme ne concerne que les Juifs se trompent lourdement. L’antisémitisme touche les Juifs mais ce sont leurs agresseurs qui sont le symptôme de l’affection. Et la malade est notre société.

L’antisémitisme a toujours été le premier symptôme de la déliquescence d’une société. On commence par casser du Juif et on finit par imposer la prière quotidienne en défilant éventuellement au pas de l’oie à travers les pays limitrophes.

La maladie n’est pas toujours mortelle et l’évolution n’est pas inexorable.

Mais on n’a jamais soigné une maladie sans établir un diagnostic exact.

Aujourd’hui, dans le XIXe arrondissement de Paris, des bandes de loubards agressent des Juifs avec un sentiment d’impunité. C’est à partir de ce point que l’on peut, que l’on doit inverser la tendance.

Bernadette Capdevielle © Primo, dimanche 7 septembre 2008

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Dernière heure: des propriétés coptes pillées par des musulmans

juin 23rd, 2008

Dernière heure: des propriétés coptes pillées par des musulmans

Des centaines de musulmans d’un village au sud-ouest du Caire ont attaqué et pillé vendredi 18 juin des maisons et des commerces appartenant à des coptes, après la disparition d’une chrétienne convertie à l’islam, a indiqué samedi un responsable des services de sécurité.
“Les habitants musulmans du village d’Al-Nazla, dans le gouvernorat de Fayoum (au sud-ouest du Caire), ont attaqué vendredi soir avec des pierres des maisons et des commerces coptes”, a indiqué ce responsable sous couvert de l’anonymat. “Une cinquantaine de maisons et commerces coptes, dont des pharmacies, des épiceries et magasins d’électroménager, ont été pillés”, a-t-il ajouté.
La femme que l’on croyait disparue avait en fait regagné la maison qu’elle partage avec son mari musulman et son enfant de dix mois, après une visite de trois jours chez des membres de sa famille au Caire.
Les habitants d’Al-Nazla, à une centaine de kilomètres de la capitale, ont cru que les membres de sa famille chrétienne l’avaient séquestrée avec son enfant à la suite de sa conversion à l’islam.
“J’ai été surpris par cette attaque par des personnes avec qui on entretenait des relations de bon voisinage et qui, d’un coup, se sont retournées contre nous”, a déploré Sayyed Ghattas, un copte du village.
Les forces de l’ordre sont intervenues et ont dispersé les assaillants avec des grenades lacrymogènes. Elles ont également imposé un couvre-feu. Plus de cinq personnes ont été légèrement blessées et vingt ont été arrêtées, selon les responsable des services de sécurité.
Des incidents similaires se sont produits ces dernières années après des mariages interconfessionnels, très peu acceptés d’un côté comme de l’autre.
Ce dernier incident intervient en plein regain de tensions confessionnelles, que les autorités minimisent.
Fin mai, lors d’un assaut contre un monastère à Malaoui, en Haute-Egypte, quatre coptes, dont deux moines, avaient été blessés par balles, trois autres moines avaient été séquestrés pendant une nuit, et un assaillant musulman tué.
Dans un communiqué publié dans la presse récemment, le conseil ecclésiastique copte a pressé le président égyptien, Hosni Moubarak, d’empêcher “de nouvelles attaques armées contre des moines” et que “la croix soit insultée”.
“Je n’étais pas là quand l’attaque a eu lieu. Mais on a pénétré dans ma maison et on a volé des appareils électriques. Nous avons déposé des plaintes à la police pour vol et destruction de propriété, mais jusque là rien n’a été fait”, s’insurge Adel Halim Mekhail, un autre villageois copte.
Les coptes d’Egypte sont la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient. Leur nombre est estimé entre 6 et 10% de la population totale du pays qui compte près de 80 millions d’habitants.
(AFP)

Muslim extremist Abu Qatada to receive £8,000 incapacity benefits a year - for his bad back

juin 23rd, 2008

 

Mail Online

Muslim extremist Abu Qatada to receive £8,000 incapacity benefits a year - for his bad back

By Tom Kelly
Last updated at 9:20 AM on 23rd June 2008

 

The fanatic is accused of plotting atrocities in Jordan

Abu Qatada: The fanatic is accused of plotting atrocities in Jordan

Abu Qatada is to receive almost £8,000 a year in benefits because he has a bad back.

The fanatical cleric, said to be Osama Bin Laden’s ambassador in Europe, will get £150 a week of taxpayer’s cash after being released from jail last week.

He was granted the incapacity benefit because his condition makes him unfit to work – even though a curfew allows him out of his home for only two hours a day, meaning it would be almost impossible for him to get a job.

Qatada left Long Lartin prison in Worcestershire after the Appeal Court blocked his deportation to Jordan.

He is now living in an £800,000 four-bedroom Edwardian semi in a tree-lined street in West London.

His incapacity allowance will push
the family’s total annual handouts to more than £50,000.

His wife has been claiming £45,000 a year in child benefit, income support, housing benefit and council tax credit for the past four years.

Steve Pound, Labour MP for Ealing North, which borders Qatada’s West London home, said: ‘This is adding insult to injury. He abuses us and bleeds us dry at the same time.

‘The sooner he gets back to Jordan the better. I for one would put him in the boot of my car and drive him there myself.’

Taxpayers are also footing an estimated £500,000 a year bill to provide round-the-clock surveillance on Qatada, who has been described by a judges as a ‘truly dangerous individual’.

He arrived in Britain 14 years ago on a forged passport and was granted asylum the following year.

He was convicted in his absence in Jordan of involvement with terror attacks in 1998, and of plotting to plant bombs during the Millennium-celebrations. Last week a judge freed the cleric on bail after ruling he would face an unfair trial if deported to Jordan.

But the Special Immigration Appeals Commission imposed un-precedented conditions on his release, including a 22-hour curfew and wearing an electronic tag.

  * Nearly a third of those claiming ‘sicknote’ benefits - some 800,000 people - have been doing so for more than a decade, figures revealed.

In total 2.64million Britons live on incapacity benefit or related handouts.

Details of how hundreds of thousands appear to have backed away from returning to work throws light on the way incapacity benefit has replaced unemployment benefit as the real measure of worklessness.

Those who say they are unemployed and claim the Jobseekers’ Allowance get less money than those on sickness benefits - and come under pressure to find work.

The cost of incapacity benefit to the taxpayer is now calculated to run at £16billion a year.

The figure includes the cost of housing benefit and council tax benefit that can be claimed by anyone receiving the incapacity payments.

Checks on the handout to be introduced this autumn will only affect new claimants.

 

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Ginette Skandrani, cofondatrice des Verts, s’était affichée aux côtés de négationnistes notoires.

juin 22nd, 2008

Une verte trop brune exclue du parti

Ginette Skandrani, cofondatrice des Verts, s’était affichée aux côtés de négationnistes notoires.

Par Alain AUFFRAY

jeudi 02 juin 2005 (Liberation - 06:00)

après des années de tergiversations, la direction des Verts a décidé, lundi soir, l’exclusion définitive de Ginette Skandrani pour « atteinte à l’image du parti ». Cofondatrice des Verts, en 1984, cette militante d’une soixantaine d’années s’est souvent affichée aux côtés d’antisémites et de négationnistes notoires. A l’occasion de manifestations contre la guerre en Irak du printemps 2003 et, plus récemment, en apportant son soutien à l’humoriste Dieudonné. L’exclusion de cette figure historique mais très marginale du mouvement écologiste avait été réclamée, il y a plus de deux ans par plusieurs élus Verts parisiens. Le conseil statutaire du parti a transmis le dossier à l’instance régionale habilitée à prononcer l’exclusion. Mais l’affaire avait été enterrée. A l’époque, la polémique faisait rage, chez les Verts, entre pro et antisionistes. Ces derniers étant dénoncés par le président du Crif Roger Cukierman, comme militants d’une « alliance brune-verte ».

Dans un climat relativement apaisé, la nouvelle direction des Verts a décidé d’en finir. Et c’est à Patrick Farbiaz, membre du collège exécutif, qu’elle a confié le soin de présenter lundi au conseil d’administration régional un dossier à charge contre Ginette Skandrani. S’il ne lui est pas reproché d’avoir signé des textes antisémites, le parti souligne, entre autres, ses apparitions sur le site négationniste de l’Association des anciens amateurs de récits de guerres et d’holocaustes (Aaargh). Il rappelle également qu’elle fut conseillère de rédaction de la revue tunisienne anti-Ben Ali l’Audace, qui avait manifesté son soutien à l’auteur révisionniste Roger Garaudy. « Même si elle n’écrit pas elle-même, elle apparaît comme la cheville ouvrière d’un groupe de révisionnistes et d’antisémites avérés », souligne Patrick Farbiaz.

« Ecolopacifiste », Skandrani proteste qu’elle n’a « jamais été antisémite », seulement favorable à « un seul Etat démocratique en Israël-Palestine », intitulé de l’association dont elle est membre active. Tout comme Jean Brière, autre membre fondateur des Verts, exclu en décembre 1991, signataire d’un texte sur « le rôle belligène d’Israël et du lobby sioniste dans la guerre du Golfe ».

Source : Liberation.fr

Article signalé par Pierre. Photo France-Echos.

 

 

 

 

 

Agression antisémite à Paris

juin 22nd, 2008

Dimanche 22 Juin 2008

Agression antisémite à Paris

Par Maud PIERRON
leJDD.fr

>>Un jeune homme de 17 ans, de confession juive, a été victime d’une violente agression samedi soir dans le 19e arrondissement à Paris. Selon le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), il s’agit sans aucun doute d’un”acte antisémite“. Cinq mineurs ont été placés en garde à vue tandis qu’une enquête a été ouverte. Dimanche, la victime est toujours dans le coma.

Le jeune homme a été agressé non loin du parc des Buttes-Chaumont. (DR)Le jeune homme a été agressé non loin du parc des Buttes-Chaumont. (DR)

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L’agression s’est déroulée samedi soir, dans une rue du 19e arrondissement, non loin du parc des Buttes-Chaumont. Un jeune homme de 17 ans a croisé la route d’une trentaine de jeunes. Certains le prennent à partie et le frappent violemment. Les associations confessionnelles juives parlent même de l’usage de barres de fer. Pour le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) et l’Union des étudiants juifs de France(UEJF), “le caractère antisémite de cette agression ne fait aucun doute“. Le jeune homme arborait une kipa, calotte portée par les juifs. Ses agresseurs étaient, selon un témoin cité par la police, des jeunes hommes d’origine africaine. Selon une source policière, le mobile antisémite ressortirait des premiers témoignages et cela a éé confirmé par le porte-parole du ministère de l’Intérieur. L’agression à caractère antisémite est “certaine“, a dit Gérard Gachet sur France 2, parce qu’aucun autre mobile n’a pu être identifié et que la victime semble avoir été prise à partie en raison de signes distinctifs religieux qu’elle portait.

Cinq mineurs originaires du 19e arrondissement et de la Seine-Saint-Denis ont été interpellés et placés en garde à vue dans cette affaire. Dans un communiqué, Michèle Alliot-Marie a fait part de sa “profonde émotion” et annoncé l’ouverture d’une enquête “pour élucider les circonstances de cet acte et présenter ses auteurs à la justice” dans un communiqué. La ministre a également réaffirmé “sa détermination à lutter sans relâche contre toutes les manifestations de racisme, d’antisémitisme et de xénophobie, qui bafouent les valeurs de la République“. Attendu dimanche soir en Israël, Nicolas Sarkozy a fait part dans un communiqué de sa “profonde indignation” et renouvelé “sa totale détermination à combattre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme“.

Les Buttes-Chaumont, lieu d’affrontement entre communautés

Hospitalisé à l’hôpital Cochin, l’adolescent a été placé dans un coma artificiel. Selon l’UEJF, ll souffre de plusieurs côtes cassées, de fractures au crâne. La police fait état de “troubles neurologiques graves“. Son père a expliqué sur RTL qu’on lui avait annnoncé que son état pourrait s’améliorer prochainement.

Après cette agression, le débat se cristallise sur les affrontements entre communautés au parc des Buttes-Chaumont. L’UEJF et le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) soulignent que le parc est souvent le lieu de bagarres ou d’invectives opposant des groupes de jeunes de la communauté juive à des jeunes d’origine africaine ou maghrébine. Cet situation est connue des habitants du quartier, où réside une importante communauté juive. Le BNVCA assure avoir déjà été informé le 10 juin dernier d’une agression de jeunes juifs par “une bande de jeunes gens de couleur“. L’UEJF demande que “des mesures soeint prises au plus vite pour éviter de nouvelles violences“. SOS-Racisme parle dans un communiqué de “luttes pour le contrôle du territoire de la zone des Buttes-Chaumont qui sont devenues malheureusement monnaie courante“.

Le maire socialiste du 19e arrondissement de Paris, Roger Madec, a réagi en demandant le déploiement d’effectifs de police supplémentaires dans son secteur afin d’apaiser les tensions entre communautés qu’il juge fortes. “Il y a une tension intercommunautaire très forte, ce qui m’inquiète particulièrement (…) Les tensions deviennent très grave. Je souhaite qu’il y ait une présence policière plus forte pour ramener un peu le calme”, a-t-il dit. Et d’ajouter: “Il faut plus de policiers dans le 19e pendant un certain temps afin de ramener un peu de tranquillité. Le 19e est une terre d’accueil où tout le monde a toujours vécu ensemble, et il doit le rester”.

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Les révisionistes du 11 septembre 2001

juin 21st, 2008

http://www.esisc.org/documents/pdf/fr/revisionnisme-333.pdf

WHAT TERRORIST MENACE IN EAST AFRICA?

juin 21st, 2008

WHAT TERRORIST MENACE IN EAST AFRICA?
By Ingrid V. BELOTTINI,
Research Associate at ESISC
The Black Continent, which has been a priori marginalised in world affairs, assumes a
strategic interest in the matter of the struggle against terrorism. Its role in this combat is
generally becoming more and more important. Peter Pham, the director of the think tank
Nelson Institute for International and Public Affairs even sees the next base of Al-Qaeda as
being in Africa. In East Africa, from the Sudan to Tanzania, all the countries are now facing
this menace.
East Africa has not only been subjected to terrorist attacks on its soil but has harboured
major terrorist leaders, beginning with Osama Bin Laden. What is the extent of the threat
and to what degree do these attacks interfere with the development of the region,
notwithstanding the antiterrorist struggle that has been undertaken?
The situation is as follows: there have been very murderous terrorist attacks on the ground
and heightened incidence of piracy at sea, as well as a persistent threat to Western interests
and to the stability of the region. Analysis of the causes for development of terrorism in the
region reveals a terrain that it is easy for the radical Islamists to exploit. Confronted with this
new breeding ground for terrorism, it would appear to be indispensable for the Americans to
establish themselves there and issue a response, in collaboration with international
organisations and the African states.
I. Review of the situation: the terrorist strikes
The terrorist strikes are aimed at American interests and the West via maritime traffic and
the local populations in many countries of the Horn of Africa.
 Attacks against American interests
These attacks are the work of the Al-Qaeda East Africa cell (AQEA). Indeed, Osama Bin
Laden claimed responsibility for attacks perpetrated against the Americans in Somalia in
October 1993, when terrorist cells were set up by Ayman Al-Zawahiri, who followed Bin
Laden to the Sudan in 1991, and Mohamed Atef, a veteran of the Egyptian Special Forces who
was the ‘military leader’ of Al-Qaeda before begin killed in Kabul in October 2001. He also
claimed responsibility for the first attack on the World Trade Center in that same year. In
1998, the Americans were again the target of attacks on African soil: the detonation of two
2
bombs inside their embassies in Nairobi and Dar Es-Salaam resulted in dramatic
consequences with 253 deaths, including 22 Americans, and thousands of wounded. The
attacks were claimed by the Islamic Army for the Liberation of the Holy Places, an Al-Qaeda
front organisation.
According to Washington, the AQEA cell represents the most serious threat to
American interests in the region.1
 Sea-going piracy in the Red Sea/East coast of Africa
Pirate attacks have taken place along the Straits of Bab el-Mandeb and the Gulf of Aden, as
well as at sea near the Somali, Kenyan and Tanzanian coasts. The International Maritime
Organisation deplores the strong increase in the number of such attacks compared to
2006, with 39 attacks recorded on the East coast of Africa since the beginning of 2007, which
puts the African coast in the ranks of the world’s most dangerous.2 One also has to note that
30% of these attacks go unreported by shipping companies, which fear that their insurance
premiums will rise if they file a report. These acts are sometimes attributed to warlords close
to Osama Bin Laden3, but a number of them are decided upon by local tribal chiefs who are
assured of impunity by the decline of the Somali ‘state.’ These pirates generally operate
outside territorial waters and, more recently, in ports. They are often heavily armed (rocket
launchers, anti-tank missiles and Kalashnikovs), use advanced technology equipment (GPS,
Automatic Identification System radars, and non-armed mother ships sailing in a discrete
manner amidst fishing boats and transporting small pirate craft which are released at sea)
and operate on the basis of organised human intelligence gathered by personnel in the ports,
small patrol boats acting as spotters and overflights in light tourist industry aircraft. The
pirates demand heavy ransom when they manage to take sailors hostage. As a general rule,
negotiations make it possible to reduce the ransom to around 10% of the sums initially
demanded. The objective sought may be to finance Somali fundamentalists or local
clans.
These assaults destabilise maritime traffic (commercial and tourism). They affect the
Westerners directly by rendering the region inhospitable and lead to major financial
losses (estimated to be $110 million for the Kenyan ports alone). The attacks in the area of
the Gulf of Aden frighten away sailors who want to use the Red Sea and Suez Canal to reach
Europe from Asia or vice versa. The only alternative is to travel around the continent, which
is considerably longer and more expensive.
The threat is daily and the target is all kinds of ships, so that it is quite considerable. Let us
say that the Al-Qaeda networks could take advantage of this disorder to plan an attack in a
port, in a strategic canal, to hijack and set afire a ship transporting dangerous substances or
to take hostage a tourist boat (an operation which was attempted on November 5, 2005 off
the coast of Somalia). The local governments cannot solve this problem, and so the solution
should come fromthe international community.
 Attacks in the Sudan, Kenya, Ethiopia and, principally, in Somalia
These four countries have been the victims of attacks. In the Sudan, a bank in Khartoum and
a Christian church in the Southern Sudan were hit. In Kenya, the police regularly arrest
suspected terrorists, and two attacks took place in 2002 in Mombasa targeting Israeli
tourists. Ethiopia and Somalia regularly experience this kind of violence on their soil.
1 US Department of State. Country Reports on Terrorism 2006.
2 ICC International Maritime Bureau. Report ‘Piracy and armed robbery against ships.’London,
2007. 68 p.
3 CHARRET, Alain. ‘Note d’actualité N°21. Terrorisme dans la corne de l’Afrique : une nouvelle
stratégie d’Al-Qaeda ?’Centre français de recherche sur le renseignement. Paris. December 2005.
3
In 2007, Osama Bin Laden launched a call to Jihad in the Sudan: ‘It is the duty of
Muslims in the Sudan and in the Arabian Peninsula to unleash a Jihad against the Crusader
invaders.’4 The number two in Al-Qaeda, Ayman Al-Zawahiri, called for a Jihad in
Somalia: ‘I urge all Muslims to respond to the call for Jihad in Somalia. (…) I suggest
ambushes, mines and suicide missions.’ 5 On September 20, 2006, he again called for
Muslims to wage holy war in the Darfur.
In conclusion
- This overview demonstrates the desire of Osama Bin Laden and the radical
Islamists to chase Westerners out of these lands in East Africa and to win over
the terrritory. We are speaking about organised terrorism linked to Al-Qaeda that is
targeting principally Western interests, notably American interests, and intimidating the
local populations which are, in their majority, non-Muslim. By their appeals to Jihad, they
are clearly laying claim to the lands of Sudan and Somalia, making reference to their wish to
restore the Caliphate. The lack of security and poverty in Somalia serve their cause especially
well and that is why they maintain this misery by attacking in particular the boats of the
World Food Programme (WFP). The attack in Kenya is a message addressed to Israeli Jews
to persuade them to leave the country and leave the land of Israel to the Muslims.
- These acts of terror constitute a major threat, which can destabilise the
international economy, via its maritime routes and, above all, regional politics.
More generally, these attacks interfere with the political and economic development
of the region.
It therefore is appropriate to bring in an international solution in the framework of
the antiterrorist struggle.
II. The responses of the international community
In order to understand what types of response are possible, one has to analyse the key
factors in the development of terrorism and the spirit of radicalisation that is
appearing in the region.
 A strong impulse was provided by Bin Laden himself
Between 1991 and 1996, Osama Bin Laden lived in the Sudan, where he put in place an Al-
Qaeda structure: he found sources of financing, educated the leadership and created training
camps.6 His objective was to turn the Sudan into a base for launching combattants fighting
against secular or non-religious regimes. The political context was favourable to him, since,
at the time of his arrival, the Sudanese authorities had just been overthrown by a powerful
Islamic revolution. That led to the organisation of some attacks against the Americans, as we
described above.
 Islamin the majoriy
The geographic proximity of the Horn of Africa to the Islamic world has encouraged
considerable development of this religion in East Africa ever since the 7th century. Its
followers represent between 10 and 100% of the local population depending on the country.
The Islamists came to power in the Sudan in 1989 and in Somalia in 2006 via the Islamic
4 AFP dispatch, October 23, 2007.
5 AFP dispatch, January 6, 2007.
6 See MONIQUET, Claude : La guerre sans visage, Ed. Michel Lafon, Paris, 2002, 395 pages ;
MONIQUET, Claude : Le djihad : Histoire secrète des hommes et des réseaux en Europe, Ed. Ramsay,
Paris, 2004, 329 pages ; BAUER, Alain and Xavier RAUFER. La guerre ne fait que commencer, Ed.
Lattès, Paris, 2002, 320 p.
4
courts. Moreover, the Islamists have a strong and potentially decisive presence in the political
life of Kenya, Tanzania and Ethiopia.7
 Weak political context
Following decolonisation, the African states became independent but powerless. The Horn
has been at war. In the past thirty years, all its countries have experienced war and we now
see Kenya rocked by ethnic confrontation. The weakening and collapse of these states
provides a favourable context for the Jihadists. Moreover, the crucial lack of security in
Somalia clearly encourages the recruitment of followers.
 Easy human and financial resources
The local population constitutes an enormous potential for the recruitment of Jihadists given
the continuing demographic growth, the profound misery, the frustrations and lack of
education.
Given the conflicts in the region and the porous frontiers, all these countries have easy and
quick access to arms and to the illicit transfers of funds. Furthermore, the authorities are
corrupt: the 2007 ranking of corrupt states in the world places Djibouti in 105th place, Eritrea,
Uganda and Mozambique in 111th place, Ethiopia in 138th place, Kenya in 150th place, Sudan
in 172nd place and Somalia, at the bottom of the list, in the 179th place.8
 A nearby target
- Westerners have interests there: they covet the petroleum riches in the Sudan and the
mineral riches around the Great Lakes; they use the strategic passage of the Red Sea and
send their tourists to the animal parks and the Indian Ocean coastal resorts.
- The Arab targets: ‘Their true targets are those which, following the example of the royal
Saudi family or Colonel Qaddafi in Libya, block the creation of true Islamic states,
preventing the birth of a new Caliphate which could retake the lucrative resources of the
Muslim lands.’ 9 The countries of the Horn also are among lands which the Islamist
extremists would like to control.
 Networks that are solidly implanted
The work that Bin Laden did in the Sudan and in the region during his stay there made it
possible to set up a regional network which rapidly ‘covered’ all the countries of East Africa.
Thus, the National Islamic Front (NIF) was created in the Sudan, with a subdivision called
the Forces of Popular Defence, which represents the hard wing of the party. This movement
is linked to the Muslim Brotherhood. The Islamic Party of Kenya (IPK) directed by Sheik
Khalid Balala is financed by the NIF. Its objective is to create similar movements in Zambia,
Tanzania, Mozambique and Uganda, thereby covering Southeast Africa. In 1997, Somalia
witnessed the birth of the Party of the Islamic Union, whose role is to create a Jihad in
Ethiopia. Today it is the Union of Islamic Courts which leads the movement. In Eritrea, two
parties are active. These parties have given birth to other groups and a network of radical
Islamists has thus developed.
It should also be noted that the United States has put Eritrea on its list of states supporting
terrorism,10 a list which already included the Sudan.
These countries thus provide especially fertile ground for the development of
terrorism, and it is both long lasting and complex to solve in the Horn of Africa. The
7 BERGEVIN, Olivier,.11 Septembre 2001-11 septembre 2006. Islamisme, Djihadisme et contreterrorisme
cinq ans après le 11-09. [http://www.esisc.org/documents/pdf/fr/11-septembre-fr.pdf]
8 TRANSPARENCY INTERNATIONAL. Indice de Perceptions de la Corruption. Germany, September
2007
9 NAPOLEONI, Loretta. Qui finance le terrorisme international ? Ed. Autrementfrontières, New York,
2005, 357 p
10 Dépêche Jeune Afrique dated August 18, 2007.
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international community has no other means in the short term than to try to limit the
risks of attacks thanks to surveillance operations. But in order to fight in the long term
against the extremist trend, the Americans must establish themselves in the area and
provide the local authorities and organisations with the necessary financial and
militarymeans.
The means of counter-terrorism: what response to make in the face of this
terror?
Let us first look closely at piracy at sea. The international community has not moved
radically against this phenomenon since there has been no bloodshed to deplore. In order to
reduce the number of these attacks, the United States is leading a surveillance mission in
which the forces of Australia, Pakistan, Italy, Germany, Britain and France also participate
by, for example, accompanying boats transporting humanitarian aid. But it remains difficult
to detect these pirates and still more difficult to catch them in the act. The International
Maritime Organisation of the United Nations has asked Somalia to grant all members of a
military coalition in charge of securing the area – the antiterrorist operation Enduring
Freedom –the right to pursue small pirate craft in its territorial waters.
The Americans have given direction to the antiterrorist struggle in the world and are
helping the local governments and regional and international organisations to
fight against the other forms of extremist attacks.
They position themselves as allies of the countries of the Horn in this affair, apart from
the two countries figuring on their black list. In order to succeed in their global war on terror
in this region, they use various tools including regional information sharing (regional
military seminars, among other items), police surveillance,11 military support,12
financial aid,13 educational programmes, aid for development, and democratic
and diplomatic tools.
International and local organisations are supporting this programme in parallel. The
United Nations in particular brought together seventy international organisations in Kenya
on October 29, 2007 in order to adopt a common declaration.14 All are working for the
struggle against terrorism. The African Union is making its contribution to this cause
thanks to the creation in 2004 of a body in charge of the matter, the African Centre for Study
and Research on Terrorism (ACSRT), which has the objective of centralising studies on the
subject and combining the intra-African and international efforts in the antiterrorist
struggle. The Intergovernmental Authority for Development (IGAD) brings together
11 The CJTF-HOA : A rapid deployment military and espionage mission ‘whose objective is to locate,
interrupt and, in the final analysis, to break up transnational terrorist groups which are operating in
the region- denying to them safe havens, external support and material assistance for terrorist
activities.’[Globalsecurity.org].
12Official site [http://www.hoa.centcom.mil/factsheet.asp]. AFRICOM will take over the command of
the Mixed Force in East Africa (CJTF-HOA) in 2008. This force reports to a command established in
Djibouti and numbers one thousand eight hundred soldiers positioned in the Horn; its zone of
operations extends from the Sudan to Tanzania. Their mission consiste fighting terrorism, securing the
area and establishing regional stability by using civil and military operations and by military training
provided in partnership with the AU.
13 WYCOFF, Karl. Testimony before the House International Relations Committee, Subcommittee on
AfricaWashington, DC. April 1, 2004. The East Africa Counterterrorism Initiative (EACTI) comprises
military training to improve the security of the frontiers and coasts, a programme to strengthen the
monitoring of movements of people and goods across borders, security of airspace, financial aid to
combat terrorism, and training for the police. EACTI also has an educational programme to counter
the influence of extremism. The programme has a budget of one hundred million dollars.
14 [http://www.un.org/sc/ctc/pdf/Nairobi_joint_statement.pdf]. Joint Statement, Nairobi, 29-31
October 2007.
6
Ethiopi, Djibouti, Kenya, Uganda and Somalia, as well as Eritrea and the Sudan. In 2006, it
launched a four-year programme, the ICPAT (IGAD Capacity Building Program Against
Terrorism), in order to act against terrorism. It provides for the strengthening of judicial
measures, improving interdepartmental cooperation, strengthening controls at the frontiers,
training, exchange of information and of best practices, and promotion of strategic
cooperation. This makes it possible to complement the struggle undertaken by the Americans
or deal with it from another angle.
Despite the combined efforts of the states and international organisations to fight terrorism,
some limits on these means have just tarnished the effectiveness of the process. To begin
with, ‘theinsistent participation of Africa in this struggle arises more from its desire to
carry weight in the international arena than to prepare for a local urgent
problem.’ 15 The American programme, though precise and targeted, involves work
without end, for example, in managing poverty or in eliminating all the terrorist networks,
which reappear constantly. On the other hand, their presence on Djibouti soil and more
generally in Africa is challenged. Finally, there are aspects linked to the present economic
climate, as mentioned above, certain characteristics against which they cannot fight (the
former presence of Bin Laden and his aura, for example…).
By way of conclusion
East Africa is being courted by two different projects. On the one hand, the radical
Islamists would like to restore the Caliphate and include there these Eastern lands, while
the Americans wish to include this area in their global project running from the Maghreb to
Central Asia, so as to make possible the development there of a regional economic
ensemble. This creates evident tensions on the ground. But the means used by the radical
Islamists, terrorism, which is organised here and linked to Al-Qaeda, hinder the
economic development of the region and harm the building of democratic
states.
The threat is considerable given that it affects the protection of civil populations,
both indigenous and expatriated, the protection of democracies, international
trade and, in the end, the stability and security of the region. Moreover, the
elements propitious to the development of terrorism (religious tension, solid extremist
networks, weakness of the systems, populations that are easy to recruit) promise a long
lasting crisis. The struggle against these armed groups requires a very detailed
involvement and a constant and long term investment on the part of the
antiterrorist coalition.
Nonetheless, this terrorist source is known and contained: the implementation of an
effective and appropriate antiterrorist response by the Americans may perhaps make it
possible to limit terrorist acts. Today, it is evident that securing Somalia and Kenya are
becoming a priority issue to avoid worsening of the phenomenon in this region. The
extremist sphere is tending to shift more to theWest on the African continent.
Copyright © ESISC 2008
www.esisc.eu
15 [http://www.iss.co.za/PUBS/MONOGRAPHS/No74French/Chap3.html]

La femme un rempart contre l’intégrisme exemple de la Tunisie

juin 21st, 2008

La femme un rempart contre l’intégrisme    http://www.esisc.org/documents/pdf/fr/integrisme-367.pdf

Dr Kedar, on Al-Jazeera, ‘Jerusalem not mentioned in Kuran’, Jerusalem belongs to Jews

juin 21st, 2008

Dr Kedar, on Al-Jazeera, ‘Jerusalem not mentioned in Kuran’, Jerusalem belongs to Jews, Roee Nahmias

 

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16/06/08

Sur le site de YnetNews

Jerusalem and Al-Jazeera’s patience, Roee Nahmias

Dr. Keidar of university Arab studies department tests Qatari network’s patience by saying during televised interview, ‘Jerusalem not mentioned in Kuran’

It can be assumed that Al-Jazeera’s top journalist Jamal Rayyan will not soon forget this year’s Jerusalem Day, which was celebrated this week. Following reports of Israel’s intentions to construct housing units in areas located beyond the Green Line (1967 borders), the news agency decided to hold an interview with Dr. Mordechai Keidar, a lecturer from Bar Ilan University’s Department of Arabic Studies. The interview – in Arabic – can be seen in full on youtube.

Rayyan opened with the question, “Mr. Mordechai, is this decision meant to constitute another nail in the coffin of the Israeli-Palestinian negotiations?”

The journalist appeared taken aback when Keidar answered, “To tell you the truth I don’t quite understand this. Must Israel ask permission from some other authority in the world? It has been our capital for 3,000 years. We have been there since the time your forefathers used to drink wine, bury their daughters alive, and pray to multiple gods.”

Keidar was referring to a period Arabs call Jahiliyyah (ignorance of divine guidance), which prevailed in the Arab world before the time of the Islam. “So then,” he continued, “why must we speak about this? It has been our city for 3,000 years and will be for eternity.”

‘Jerusalem is ours for eternity’

The stunned Rayyan refused to give up. “Excuse me Mr. Mordechai! If you would like to speak about history let’s talk about the Kuran as well. You cannot deny the existence of Jerusalem in the Kuran! I ask you to refrain from making statements that offend Arabs and Muslims. Let’s please stay with our topic,” he said.

“Jerusalem is not mentioned in the Kuran,” Keidar said.

Rayyan stated the verse that, according to Muslim belief, refers to Jerusalem, but Keidar continued to object. “Jerusalem is not mentioned in the Kuran even once.”

Rayyan continued: “Let’s talk politics, please. Doesn’t this decision oppose the Road Map, which determines that Israel will halt construction of the settlements in Jerusalem?”

“The Road Map does not mention Jerusalem,” Keidar argued. “Jerusalem is outside of negotiations. Jerusalem belongs to the Jews, Period! We cannot discuss Jerusalem in any way. You return to this issue time and again, but Jerusalem is not referred to in the Road Map. My brother, go and read the Road Map.”

“At this rate Jerusalem will soon include all of the West Bank,” Rayyan countered.

“My brother, Israel does not involve itself in housing that Qatar constructs in the Qatar Peninsula,” Keidar answered. “What do you want with Jerusalem? Jerusalem is ours for eternity and no one, not Al-Jazeera or anyone else, has any say in it. Jerusalem is solely a Jewish city and no one else has any connection to it.”

The interview went on for a few more minutes, after which Rayyan parted from Keidar without thanking him. It is interesting to point out that Al-Jazeera’s slogan is “The opinion, and the other opinion”. It seems this slogan has never been put to such a test.

Roee Nahmias

Ynet News

Mis en ligne le 16 juin 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

Régis Debray en Terre sainte : un candide ? Par Michel Remaud

juin 21st, 2008

Régis Debray en Terre sainte : un candide ? Par Michel Remaud

Nos internautes connaissent déjà l’abbé Remaud pour ses articles positifs, voire empathiques, sur Israël, et ses précieuses contributions théologiques en matière de relations entre chrétiens et juifs. Ils découvriront ici une facette, qu’ils ignorent sans doute, du talent d’écrivain et de polémiste, à quoi s’ajoute - ce qui ne gâche rien - un sens de l’humour développé. Ce texte se déguste avec plaisir, et tant pis si le touche-à-tout de génie limité, qu’est régis Debray, en prend plein la plume. La prochaine fois, il y regardera à deux fois avant de disserter sur un sujet qu’il ne maîtrise absolument pas, et surtout, ce qui aggrave son cas, de donner, à plusieurs reprises, dans la littérature de mauvais goût. Tout est dit dans la phrase critique meurtrière que voici : “C’est une des principales caractéristiques de ce livre […] : un discours qui crée son objet au lieu de le décrire. Je pense que l’auteur et son éditeur ont du souci à se faire, car c’est une salve littéraire à laquelle un livre ne peut survivre. (Menahem Macina).

 

Imprimer Envoyer à un ami

05/06/08

 

Sur le site de Un écho d’Israël

 

« Les best-sellers sont rarement des chefs-d’œuvre. » Régis Debray ne croyait pas si bien dire en écrivant cette phrase, qu’on peut lire à la page 34 de son livre Un candide en Terre sainte (Paris, Gallimard, 2008).

J’avais eu - tardivement - connaissance de l’existence de ce livre en lisant le compte-rendu qu’en avait publié Le Point et qu’on m’avait envoyé de France. Parmi les extraits reproduits par l’hebdomadaire, j’avais relevé ce passage d’anthologie sur le mont des Oliviers, dont la lecture m’avait tristement diverti : « Le mont des derniers jours est une leçon de choses, c’est pierreux contre feuillu. Certes, il y a le Cantique des cantiques - “Je suis la rose de Saron et le lis des vallées.” Certes, il y a les plantations d’arbres rituelles, la protection des forêts, les serres d’orchidées. Mais que le judaïsme et l’islam soient intimement liés par de communes accointances avec le règne minéral, tandis que le chrétien fraye avec le végétal - du bois de la crucifixion au lis marial -, rien ne l’atteste mieux qu’une vue plongeante depuis le mont des Oliviers, telle qu’on peut l’avoir du haut des Sept Arches, l’ancien palais du roi de Jordanie converti en hôtel, au déclin du jour. » Un ami à qui j’avais fait lire ces lignes s’était demandé un peu méchamment si leur auteur, quant à lui, n’avait pas d’accointances avec le règne gazeux. L’auteur aurait pu tout aussi bien souligner que la Bible commence dans un jardin et le christianisme dans une grotte (celle de la nativité ou celle de la résurrection, au choix), mais, fier apparemment de sa trouvaille, il tenait à la placer. C’est une des principales caractéristiques de ce livre, sur laquelle nous reviendrons : un discours qui crée son objet au lieu de le décrire.

En lisant les extraits reproduits par Le Point, j’avais aussi appris, entre autres choses, qu’Émile Choufani, le célèbre curé de Nazareth, cumulait les rôles de don Camillo et de Peppone, et qu’il avait abandonné le rite melchite pour passer au rite latin après avoir fait son séminaire à Issy-les-Moulineaux ! Estimant avoir eu ma ration de bêtises après la lecture de ces quelques pages, je n’aurais pas prêté plus d’attention au livre de Régis Debray si je n’avais découvert le succès remporté par cette publication et, par conséquent, la nécessité de réagir. Je me suis donc attaqué, crayon à la main et avec une consternation grandissante, à la lecture de ces 450 pages. Alors que je n’en étais encore qu’à la moitié du livre, mon bêtisier remplissait déjà trois pages et, sans les sentiments mêlés du devoir et du plaisir ambigu de la pêche aux perles, j’aurais sans doute abandonné la lecture au milieu du chantier. À quoi s’ajoutait le dilemme : parler de ce livre, au risque de lui faire de la publicité, ou laisser dire sans réagir ?

Le plus difficile, pour en rendre compte, est de choisir les citations et les exemples. On voudrait les transcrire tous, mais il y faudrait une bonne dizaine de pages, et un livre entier pour les réfuter, depuis les erreurs objectives - et il y en a une quantité impressionnante - jusqu’à des affirmations où le goût de la formule fait franchir les limites imposées par la décence, comme de prétendre que si, en Israël, « chaque vie perdue est une tragédie », c’est parce qu’ « une société riche et consommatrice devient vulnérable et douillette », « impropre aux grands et longs sacrifices » (p. 79-80).

Commençons par ce qui pourra paraître comme le plus superficiel : les fautes d’orthographe, erreurs de transcription, dates et chiffres erronés. Fautes d’orthographe : « Nicomède » pour Nicodème (p. 34), « Herlz » pour Herzl (p. 163), « minya » pour minyan (p. 301), « Solanas » pour Solana (p. 327), « Ephren » pour Ephron (p. 345)… En hébreu, Jésus se dit « Yeshua » à la page 26, « Yoshua » à la page 31 et « Joshua » aux pages 87 et 184. Le patriarcat latin de Jérusalem aurait été rétabli en 1850 (p. 113 ; 1847 en réalité). La forteresse de Massada serait tombée en 70 (p. 359 ; 74 en réalité). Relevons à ce sujet cette formule qui ne détonnerait pas dans une anthologie des perles du bac : « À Massada ont bien été découverts des noyaux de dattes recrachés par les suicidés. » (p. 296). Les assiégés recrachant des noyaux de dattes après s’être donné la mort ! Flavius Josèphe ne nous avait pas tout raconté. Dans le genre, l’ « ouvrier de la vingt-cinquième heure » (p. 407), n’est pas mal non plus. Virgil Gheorghiu aurait-il été flatté d’être confondu avec l’Évangile ?

Que l’auteur n’ait pas eu le temps de relire ses épreuves s’explique aisément : l’idée du livre est née en août 2006 (p. 13) et le produit fini était en librairie en janvier 2008. Pour l’honneur des spécialistes dont les noms apparaissent au fil des pages, on peut supposer qu’il ne leur a pas fait relire son manuscrit. On portera donc à son débit, et non au leur, un certain nombre de bourdes entre lesquelles il faut malheureusement faire un choix et qu’il serait fastidieux de réfuter en détail une à une. On apprend par exemple que les Esséniens, vers 150 avant J.-C., auraient « fait sécession, abandonnant le temple aux pharisiens jugés trop laxistes et trop hellénisants. » (p. 89). Récidive sur les pharisiens gardiens du temple à la page 197 ; sauf erreur de ma part, les Sadducéens n’apparaissent jamais dans le livre. Au chapitre des atrocités subies par les Juifs, notre auteur porte l’ « appel au crime de Bernard, l’abbé de Clairvaux » (p. 184) - en contradiction avec un auteur juif de l’époque, écrivant au sujet du même Bernard : « … sa voix était redoutable car il était aimé et respecté de tous. Il n’avait cependant reçu ni argent ni rançon de la part des Juifs, c’était son cœur qui le portait à les aimer et lui suggérait de bonnes paroles pour Israël. Je te bénis, ô Dieu, car tu nous as pardonnés et consolés en suscitant ce juste sans lequel nul d’entre nous n’aurait conservé sa vie… ». La formule « Adamat qodesh [lire Admat qodesh, n.d.l.r.], litanie juive, est présente dès l’Exode, reprise en leitmotiv dans Josué, Zacharie, etc. » (p. 137). En réalité, la formule en question, qui signifie « terre sainte », ou plus exactement « terre de sainteté », ne se trouve que deux fois dans la Bible, en Exode 3,5 et Zacharie 2,16 (c’est peu pour faire une « litanie » !), et la première de ces occurrences concerne, non la terre d’Israël, mais le Sinaï. On apprend aussi que « l’hérésie chrétienne [aurait] été souverainement dédaignée par les maîtres du Talmud » (p. 185). Il y a pourtant plus de cent ans que Travers Herford a démontré longuement le contraire. Comment peut-on jouer les érudits en accumulant péremptoirement autant de sottises ?

On apprend aussi

  • qu’il y aurait, en Terre sainte, cinquante mille chrétiens (p. 43), dont quarante mille à Bethléem (p. 48) - alors qu’il y en a cent quarante-six mille cinq cents officiellement, en Israël, et quarante-neuf mille dans les territoires palestiniens, dont vingt-deux mille à Bethléem et dans les communes voisines ;

  • que les musulmans israéliens seraient interdits de service militaire (p. 45-46) ;

  • que depuis l’édification de la clôture de sécurité, le nombre des pèlerins à Bethléem aurait été divisé par dix (p. 53) - alors qu’en réalité, il n’y en avait jamais eu autant depuis de longues années ;

  • qu’il serait déconseillé d’y dormir (ibid.) - alors que les hôtels affichent complet ces derniers mois ;

  • qu’il serait impossible aux chrétiens d’y pénétrer autrement qu’en voyage organisé (ibid.) - ce qui est faux ;

  • que les boutiques d’objets de piété seraient fermées ou désertes (ibid.) ;

  • qu’il y aurait cinq cent quarante-six barrages routiers dans les territoires palestiniens (p. 58) ;

  • que le quartier juif de la Vieille Ville couvrirait, à lui seul, le tiers de la Jérusalem intra muros (p. 121) - ce que dément la carte de la page 382, qui montre, au contraire, que le quartier juif est le plus petit des quatre, et qu’il s’étend sur moins d’un cinquième de la vieille ville ;

  • que les murs de Saint-Pierre en Gallicante seraient néo-byzantins (p. 138) ;

  • qu’on pourrait voir, à Capharnaüm, près de la maison de saint Pierre, les restes d’un temple romain (p. 295) ;

  • que l’édicule construit en 1808 au-dessus de l’emplacement du tombeau du Christ serait en bois (p. 407) ! Oui, vous avez bien lu, il s’agit bien de la construction qui s’élève au centre de la rotonde, et devant laquelle « la file d’attente s’allonge (…) comme à la porte d’un cinéma » (p. 403). Si vous pensiez qu’elle était en marbre, détrompez-vous. Du moins sommes-nous assurés qu’elle n’est pas en carton.

Au rayon de la vulgarité pédante, deux exemples suffiront :

  • Jésus, « un Dieu suant, pissant et saignant » (p. 27).

  • « J’ai parfois l’impression que pour les dominicains, jésuites ou assomptionnistes derrière leurs portes closes, le Saint-Sépulcre, la basilique de Nazareth et le Cénacle sont assimilables à de mauvais lieux, établissements un peu louches à contourner, genre Moulin de la Galette ou Crazy Horse. » (p. 145).

« Avertissement à messieurs les écrivains : ne pas se fier au ouï-dire. » (p. 97). On aimerait être sûr que l’auteur s’est plié lui-même à cette règle mais, si l’on en juge par ce qui est objectivement vérifiable, la rigueur de l’information n’est pas le premier de ses soucis. Au fil des pages, on éprouve au contraire le sentiment que la recherche de la formule l’emporte largement sur celle de la vérité. L’auteur a réussi, par exemple, à traverser Jéricho sans prêter attention à la végétation, aux flamboyants et aux bougainvilliers :

« Quoi de plus désolé, de plus pelé que le Jéricho d’aujourd’hui ? » (p. 338).
Au « tertre » de Jéricho, « un vague rempart, une tour néolithique et bien écornée s’éboulent sous la pluie et le vent. » (p. 338).

En réalité, la tour en question se trouve au fond d’un trou, protégée du vent par le tell qui l’entoure, et l’auteur ne s’est évidemment pas préoccupé de savoir combien de millimètres de pluie tombent chaque année à Jéricho.

Régis Debray ne décrit pas, il interprète, et les commentaires qu’il plaque sur ce qu’il voit relèvent souvent de la pure imagination plus que de l’analyse. Il lui arrive de tomber juste, et ses réflexions peuvent être pénétrantes. D’autres élucubrations sont plus aventureuses. Un seul exemple : il consacre quatre pages (158-162) à nous montrer les « drogués du Talmud » (entendez : les pieux de Mea-Shearim ; merci pour eux), dévalant la rue qui conduit au Mur occidental du temple sans prêter attention aux gens qu’ils côtoient. Après s’être posé la question

« Pourquoi une telle capacité d’absence chez ces noirs obus à hautes chaussettes blanches ? »,

il se répond à lui-même :

« Ils doivent à tout prix protéger leur pureté du tout-venant. Croiser le regard d’un impur serait moins distraction qu’impiété. Ils nous annulent en somme pour rester propres : simple précaution. »

S’il s’était renseigné, au lieu de philosopher longuement sur sa propre réponse, il aurait appris qu’il est recommandé par la tradition de se rendre à la prière avec empressement et d’en revenir comme à regret. Et s’il avait observé ces mêmes haredim, deux heures plus tard, comme flânant sur le chemin du retour, il aurait dû imaginer une autre explication - ce qui d’ailleurs, on peut en être sûr, ne lui aurait pas demandé un grand effort. Qu’aurait-il dit s’il avait dû passer la porte de Damas à contre-courant un vendredi, quand les musulmans se rendent à la mosquée ?

Il était plus important pour l’auteur, dirait-on, de se raconter que de vérifier ses sources. Je n’ai pas compté les passages du livre, construits sur le schéma de la thèse et de l’antithèse, la thèse étant le désir et l’antithèse la frustration : j’attendais que… j’imaginais que… je pensais que… Puis, après quelques pages de description de ses attentes plus ou moins secrètes, vient le « hélas », ou le « patatras ! », du choc de la réalité : à défaut de pêcheurs lavant leurs filets à Capharnaüm, il aurait bien aimé apercevoir au moins une voile sur le lac… Hélas, il n’a vu et entendu que « les campings en haute Galilée, le fast-food à Nazareth, les HLM au sommet du mont des Oliviers (?), les sonos hurlantes à Emmaüs (?), bref, la vie. » (p. 298). Ce livre est l’expression d’une attente déçue.

On ne manquera pas d’objecter qu’il contient aussi, comme on dit, « beaucoup de choses vraies ». Il faudrait beaucoup de mauvaise foi pour ne pas en convenir. Mais comme le lecteur qui ne vit pas sur place n’a pas les moyens de démêler le vrai du bluff et qu’aucun artifice typographique ne permet de distinguer les informations objectives des erreurs et des phantasmes, ce livre est finalement plus dangereux que si l’auteur avait tout faux du début à la fin. En réalité, cet ouvrage est tout sauf une enquête. C’est l’expression de la quête personnelle de Régis Debray, qui se définit comme « chrétien athée » (p. 335), qui répond « I hope so » (« je l’espère ») quand on lui demande s’il est chrétien (p. 403) - « le bon chrétien », est-il précisé par ailleurs, étant lui-même « un juif cynique » (p. 200) - et qui se débat avec ses propres questions sur les religions. Démarche respectable en elle-même, mais qui ne peut se présenter comme un « reportage » que par abus de langage.

Le plus navrant, dans cette affaire, est la manière dont ce livre a été reçu par la presse. Qu’on puisse dire tout et n’importe quoi sur la « Terre sainte » ne nous surprend plus. Il est plus inquiétant de voir les recenseurs subjugués louer ce livre sans réserve et sans aucune distance critique, au point d’aller jusqu’à le pasticher pour en amplifier l’écho ; comme si seul comptait le style - très discutable au demeurant - et non le contenu. Affligeant.

Michel Remaud

© Un écho d’Israël

 

Un commentaire sur le blog de UPJF:

 

> Régis Debray en Terre sainte : un candide ?

7 juin 2008

Ce même Régis Debray qui a signé la pétition (qui demande quoi, au fait ?) lancée par le Nouvel Obs pour le soutien à Charles Enderlin. Dans son livre, R. Debray parle d’un certain “Charles E., journaliste courageux et chevronné”.

J.F.

 


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